Commerces "non-essentiels" : elle se bat pour sauver sa librairie

par LCI

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Ses clients doivent rester sur le pas de la porte. Tiphaine Benzaken-Sadoun dit ne pas vouloir prendre le "risque qu'un policier passe et voit un client à l'intérieur". Grâce au système de "click and collect", elle réalise deux à trois transactions par jour, à une période où elle est censée réaliser un tiers de son chiffre d'affaires annuel. Son stock est au plus haut, avec des dizaines de milliers de livres à écouler.Par téléphone ou par Internet, elle perd tous les achats impulsifs. Les livres qu'on choisit au hasard des rayons et sa possibilité de conseiller ses clients. À la place, elle fait de la livraison dans tout le département. Elle rentre dans ses frais, avec son prêt, son loyer, son employé, mais elle ne s'est versé aucun salaire depuis mars. Heureusement, certains clients lui restent fidèles. Elle avait eu l'idée des livraisons aux particuliers pendant le premier confinement déjà. Tiphaine Benzaken-Sadoun a aussi demandé le coup de pouce de l'État pour les indépendants, 1 500 euros par mois. Et comme le livre est le cadeau le plus offert par les Français à Noël, elle espère pouvoir recevoir des clients à nouveau au moins début décembre. En attendant, elle garde sa librairie pour enfants ouverte, mais fermée au public.

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