Commerce : la grande distribution veut aider les petits

par LCI

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En temps normal, Éric Légent, président de sardinesenboite.com, vend sa marchandise sur son site et à son réseau de restaurateurs. Mais depuis une semaine, plus aucune commande. "Notre baisse est de 35 à 40 % de chiffre d'affaires, constaté depuis une semaine. On n'a plus de commandes. C'est une baisse nette et précise, et donc on cherche des réseaux alternatifs de distribution. Et puisqu'on n'a plus accès à la restauration, il faut qu'on aille chez les particuliers", dit-il. Pour sauver son activité, il a noué un partenariat avec le géant Carrefour. Dans quelques jours, ses produits y seront vendus en ligne et sans frais. Une aubaine, 15 millions d visiteurs s'y rendent chaque mois. Pour Carrefour, cette main tendue est aussi un moyen d'étoffer son offre pour séduire de nouveaux clients. D'après Amélie Oudéa-Castera, directrice e-commerce du groupe Carrefour, "on leur permet de créer leur boutique en ligne gratuitement. On leur permet également d'avoir un accès à nos solutions logistiques, et ça leur évitait de payer tout euro de marketing pour vraiment faire connaître leurs produits".Ces derniers jours, toute la grande distribution s'est lancée dans une vaste campagne de séduction auprès des petits commerces. Exemple avec le groupe Intermarché, qui provoque l'Américain Amazon, dans un nouveau message publicitaire. Et propose aux libraires français d'être herbus sur leur site. Un moyen de redorer un peu leurs images. Amazone fait pourtant vivre 11 000 PME française, comme dans les Alpes Maritime. Ce magasin d'objets en cristal vend 100% de sa marchandise en ligne depuis le reconfinement. Une commerçante en est convaincue. Sans l'aide de la plate-forme américaine, elle aurait déjà fait faillite.

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