Aulnay-sous-Bois : un policier mis en examen pour viol

par francetvinfo

Un contrôle d'identité très musclé suscite l'émotion à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un policier a été mis en examen pour viol ce dimanche 5 février. Trois autres agents sont soupçonnés de violences volontaires en réunion.Retrouver toutes les infos sur la vidéo sur : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/arrestation-violente-a-aulnay-sous-bois/aulnay-sous-bois-un-policier-mis-en-examen-pour-viol_2050885.html

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1 commentaire - Aulnay-sous-Bois : un policier mis en examen pour viol
  • Enfin ! Pas trop tôt… Certes, comme il est d'usage dans une démocratie, et notamment en France, la présomption d'innocence prévaut sur celle de la culpabilité jusqu'à preuve du contraire... Pour autant, si l'on en croit les médias, dont la quasi-unanimité des rapports qu'ils en font semble correspondre à des faits réels, la malheureuse victime a bel et bien subi des violences sexuelles de la part des policiers mis en cause : un déchirement musculaire des sphincters, nécessitant opération et hospitalisation pour environ un mois et demi, sont, pour le moins, des preuves accablantes de l'introduction d'un objet dans l'anus ! Comment, dans ces conditions, un juge peut-il avoir l'affront de, tout d’abord,ne pas qualifier l'agression de viol en réunion et de n'en retenir que la violence avec arme ? S'il est évident qu'il y a bien eu violence avec arme, la matraque en étant une, non létale dans une utilisation modérée, son introduction dans l'intimité d'une personne, bien évidemment non consentante dans ces conditions, est, sans aucun doute, un viol... l'acte sexuel à proprement parler n'étant pas judiciairement nécessaire pour une telle qualification de ce type d'agression. Si je comprends, et partage, la colère des émeutiers du premier soir face à ces violences policières, je n'approuve en aucun cas leur propre violence aveugle et gratuite. Pas plus que je ne m'aventurerai pas à prétendre que tous les policiers sont à l'image de ces quatre individus qui déshonorent et discréditent les représentants de l'ordre. En effet, je veux encore croire que la majorité de nos policiers restent des fonctionnaires qui, malgré les conditions difficiles de leur profession, restent respectueux de la déontologie républicaine, en faisant tout leur possible pour remplir leur mission de service public en protégeant les honnêtes citoyens et en respectant tout autant les lois qu'ils se chargent eux-mêmes de nous les faire respecter. Pour autant, il semble que les cas de policiers impliqués dans des actes délictueux soient de moins en moins rares ! Ainsi est-on en droit de s'interroger quant à savoir si les modes de recrutement sont suffisamment efficaces pour limiter du mieux que possible l'entrée de personnes indésirables, de par leur profil, dans les forces de police... Face au besoin d'effectifs en cette période de menaces terroristes, n'aurait-on pas, ces dernières années, allégé les procédures de recrutement ? Là est peut-être la question, mais surtout pas dans la facilité de conclure que tous les policiers sont à l'image de ces quatre immondes personnages que je me refuse même d'appeler policiers. Les personnes qui souhaitent, à juste titre, dénoncer cette barbarie et exiger le juste châtiment qu'elle nécessite pour leurs auteurs, doivent garder raison et montrer leur supériorité par l'intelligence face à la bêtise : protester, manifester indignation et solidarité, oui... mais sans violence gratuite et en ciblant les autorités véritablement à même d'assumer leurs responsabilités dans cette triste affaire. À commencer par ce magistrat, que j'ai quelques difficultés à appeler juge, tant il dessert les intérêts de la justice et des représentants de l'ordre dignes de ce nom en minorant, dans un premier temps, la gravité de faits absolument inqualifiables ! Si on veut une police et une justice respectées, il est indispensable que les fautes volontaires de leurs représentants soient plus sévèrement punies encore que pour le citoyen lambda, tant le devoir de l'exemplarité doit être une exigence absolue... Les tentatives de faire penser qu’il y avait eu introduction « accidentelle », si elles sont inacceptables mais compréhensives de la part des mis en cause, sont, par contre, à proprement parler scandaleuses de la part de ce juge et de tous ceux qui ont, au prime abord, couvert une telle version : on aurait souhaité dédouaner ces semblants de policiers que l’on ne s’y serait pas pris autrement ! Quant à l’échelle des responsabilités, parmi ces quatre tristes personnage, elle est, à mon sens, à mettre au même niveau : les trois autres se sont forcément rendus complices de viol, même s’ils n’ont pas eux-mêmes commis l’acte, car ils ont, pour le moins, laissé leur camarade opérer et, si ce dernier a pu réaliser son ignoble besogne, c’est qu’ils devaient immobiliser la victime pour la contraindre à subir l’intromission…