Au Sénat, les mots d'Elisabeth Moreno lors du vote d'une loi interdisant les "thérapies de conversion"

par BFMTV

Le Sénat, à majorité de droite, s'est prononcé très largement ce mardi en faveur de l'interdiction des pseudo "thérapies de conversion", pratiques visant à imposer l'hétérosexualité aux personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT). "Être soi n'est pas un crime. Non l'homosexualité et la transidentité ne sont pas des maladies que l'on pourrait soigner. Non, il n'y a rien à guérir", a martelé au pupitre la ministre Elisabeth Moreno, chargée de l'Égalité entre les hommes et les femmes, ainsi que de la Diversité.

Selon la proposition de loi, "les pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre vraie ou supposée d'une personne, et ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale, sont punis de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende". La sanction est portée à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende en cas de circonstances aggravantes, notamment lorsque la victime est mineure, dépendante ou que l'auteur est un ascendant.

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