Après Nice, des mesures de confinement local à Dunkerque ?

par LCI

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Dans chaque chambre, la patience du Dr Antoine Cailliau, gériatre, médecin responsable de l'unité Covid-19 à la polyclinique de Grande-Synthe (Nord), reste intact. Pourtant, les apparences sont trompeuses. "On atteint nos saturations tant au niveau logistique du nombre de lits, d'hospitalisations, tant aux niveaux physique et psychologique de la part de tout le monde, des soignants, surtout des médecins aussi", confie-t-il. Ce cri d'alarme est général. Dans la polyclinique de Grande-Synthe, située à quelques kilomètres de Dunkerque, l'unité Covid a rouvert il y a trois semaines. Les 22 lits mis à la disposition des patients sont tous pleins. Les hôpitaux voisins sont logés à la même enseigne, submergés par le très contagieux variant anglais, qui représente 90% des cas Covid."On est vraiment aux portes de l'Angleterre, donc on s'attendait à ce que ce variant arrive sur le territoire. Et nous, on est sur la route de passage entre les entreprises qui gèrent un fret vers l'Angleterre aller-retour. Donc, c'était inévitable", explique Dr Marie-Andrée Brimeux, biologiste, médecin hygiéniste.La région affronte aujourd'hui la plus forte flambée épidémique de l'Hexagone. Le taux d'incidence y est de plus de 900 cas de coronavirus pour 100 000 habitants. En déplacement ce mercredi à Dunkerque, le ministre de la Santé devrait trancher si un confinement doit entrer en vigueur ou non. Mais les élus locaux plaident pour une immense campagne de prévention pour limiter encore les rassemblements.

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