Anne Hidalgo renonce à sa promesse de campagne de ne pas augmenter les impôts à Paris et annonce une hausse de la taxe foncière de... 50% !

par Jeanmarcmorandini.com

"Les promesses n'engagent que ceux qui y croient..." Cet adage, Anne Hidalgo a décidé de le mettre en application, puisque la Maire de Paris, renonce à une de ses promesses phares de sa campagne: "Ne pas augmenter les impôts" ! Et elle ne renonce pas qu'un peu, puisque l'augmentation envisagée est de près de 50% !

En clair, Anne Hidalgo, a décidé d’augmenter la taxe foncière de 52 %. Le taux d’imposition de la taxe foncière passera donc de 13,5 % à 20,5 % en 2023. Par exemple, un propriétaire d’un 50 mètres carrés verra sa taxe foncière passer de 438 à 665 euros en moyenne, et celui d’un 75 mètres carré de 576 à 874 euros, selon des chiffres communiqués par la Ville.

Cette décision « permettra de maintenir une haute qualité de nos services publics, de continuer à investir dans le logement, dans la transition écologique, dans l’entretien et la modernisation de notre patrimoine et de nos équipements, dans l’embellissement de nos rues et de nos jardins », a fait valoir Mme Hidalgo, qui prévoit 1,7 milliard d’investissement pour 2023. Cette augmentation doit apporter à la Ville un surcroît de recettes de 586 millions en 2023, anticipe l’adjoint aux finances, Paul Simondon.

Et Anne Hidalgo affirme que si il y a cette augmentation, ce n'est pas sa faute... mais celle du gouvernement ! « Toutes les communes de France sont aujourd’hui confrontées à une situation très difficile qui, malheureusement, n’a pas été prise en compte par le gouvernement », écrit-elle dans son communiqué. Elle lui reproche d’avoir rejeté des amendements permettant notamment de taxer davantage les propriétaires de logements vacants et de résidences secondaires, ou de relever la taxe de séjour pour les hôtels de luxe.

Gabriel Attal a répondu à Anne Hidalgo : "Comme souvent avec Mme Hidalgo, l'État a bon dos", a répliqué devant la presse le ministre des Comptes publics, ajoutant que l'État ne peut "pas combler les problèmes de gestion de la ville de Paris" et son "absence de réforme de structure".

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