Alain Finkielkraut : "Pour l'intégration, il ne faut pas imposer une politique de la reconnaissance, mais une politique de la main tendue"

par LCI

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Un jeune homme de 20 ans, d'origine musulmane, a été agressé à Belfort parce qu'il a posté une photo de son repas de Noël et parce qu'il est fils de policiers. Il a été pris à partie sur les réseaux sociaux, puis une rixe s'en est suivi. Il a porté plainte. Le procureur de la République de Belfort a indiqué que c'était difficile d'établir les torts dans cette bagarre."Sale fils de blanc, fils de serpent, fils de policiers... Je vais te montrer ce qu'est un vrai rebeu... Je vais niquer ta mère la pute" : c'est le genre de messages qu'il a reçu sur les réseaux sociaux et qu'Alain Finkielkraut retient. Là où le philosophe et écrivain s'inquiète, c'est qu'avec cette attitude, la sympasphère des réseaux sociaux met le couvercle sur l'un des problèmes principaux de la France d'aujourd'hui, à savoir la pression communautariste sur des musulmans qui veulent être français à part entière, qui veulent partager les valeurs, mais aussi les mœurs de ce pays. C'est l'un des obstacles les plus forts à l'intégration aujourd'hui. Dans son entretien à L'Express la semaine dernière, Emmanuel Macron voulait promouvoir une politique de la reconnaissance. La reconnaissance est devenue le maître-mot du XXIème siècle, et c'est la solution à tous les problèmes. Alain Finkielkraut est persuadé que pour l'intégration, ce qu'il faut imposer est une "politique de la main tendue" aux immigrés ou enfants d'immigrés qui veulent jouer le jeu et qui en sont empêchés par cette pression communautariste.

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