Levothyrox: la Cour d'appel de Lyon rend sa décision jeudi

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La Cour d'appel de Lyon rend sa décision jeudi dans le volet civil de l'affaire du Levothyrox, dont le fabricant est accusé par quelque 3.300 malades de la thyroïde de les avoir mal informés sur le changement de formule de ce traitement
La Cour d'appel de Lyon rend sa décision jeudi dans le volet civil de l'affaire du Levothyrox, dont le fabricant est accusé par quelque 3.300 malades de la thyroïde de les avoir mal informés sur le changement de formule de ce ...
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© AFP, REMY GABALDA, AFP PHOTO

, publié le mercredi 24 juin 2020 à 13h04

La Cour d'appel de Lyon rend sa décision jeudi dans le volet civil de l'affaire du Levothyrox, dont le fabricant est accusé par quelque 3.300 malades de la thyroïde de les avoir mal informés sur le changement de formule de ce traitement.

En première instance, les plaignants avaient été déboutés, les juges lyonnais écartant toute faute du laboratoire allemand Merck, dont le siège français se situe à Lyon, dans le lancement du nouveau Levothyrox en 2017.

Convaincus, au contraire, que le groupe pharmaceutique les a mal informés, 3.329 patients souffrant d'effets secondaires ont fait appel - environ 800 ont abandonné la procédure - et réclament 10.000 euros d'indemnités chacun, soit 33 millions au total.

"Notre plus grande attente, c'est d'être enfin écoutés, qu'on arrête le déni, de parler d'effet +nocebo+, de nous traiter d'hystériques", expliquait en janvier une plaignante, Aline Bonanno, 66 ans.

Lors de l'audience d'appel, le groupe Merck avait rétorqué avoir respecté le cadre réglementaire, la loi lui interdisant d'informer directement les patients.

La nouvelle formule du médicament prescrit contre l'hypothyroïdie, modifiait certains de ses excipients pour renforcer la stabilité du produit. Elle a été incriminée entre mars 2017 et avril 2018 par quelque 31.000 patients souffrant de maux de tête, insomnies, vertiges, etc.

En juin 2019, l'Agence du médicament a publié les conclusions d'une étude de pharmaco-épidémiologie menée sur plus de deux millions de patients, selon laquelle le passage à la nouvelle formule du Levothyrox n'a pas engendré de "problèmes de santé graves".

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