Covid: les Philippins affluent dans les cimetières avant leur fermeture pour la Toussaint

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Une femme se recueille devant la tombe d'un parent avant la fermeture des cimetières pour la Tousaint en raison de la pandémie de coronavirus, le 28 octobre 2021 à Manille, aux Philippines
Une femme se recueille devant la tombe d'un parent avant la fermeture des cimetières pour la Tousaint en raison de la pandémie de coronavirus, le 28 octobre 2021 à Manille, aux Philippines
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© AFP, Ted ALJIBE

publié le jeudi 28 octobre 2021 à 14h07

Des milliers de personnes ont afflué jeudi dans les cimetières des Philippines, un pays à très grande majorité catholique, pour se recueillir sur la tombe de leurs proches avant leur fermeture pour la Toussaint dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

Traditionnellement, à l'occasion de la fête catholique de la Toussaint célébrée le 1er novembre et du "jour des morts" le lendemain, les Philippins se retrouvent en famille pour se recueillir sur la sépulture de leurs proches. 

Pour la deuxième année consécutive, le gouvernement a ordonné la fermeture des cimetières à l'occasion de la Toussaint et du "jour des morts" par crainte que cet événement n'entraîne une propagation de l'épidémie de coronavirus.

Selon des chiffres officiels, plus de 60.000 personnes ont afflué ces derniers jours dans l'immense cimetière du Nord de Manille, dans lequel vivent les plus pauvres, au milieu des simples sépultures et des monuments funéraires. 

Quelques heures avant la fermeture jeudi des portes de ce cimetière, l'ambiance était calme. 

Après un contrôle de température, les visiteurs déposaient de petits bouquets de fleurs blanches et allumaient des bougies sur les tombes avant de repartir.

Eloisa Sebastian s'est recueillie sur la sépulture de sa mère de 60 ans, Erly, décédée subitement en avril. 

"Nous avions l'habitude de nous tourner vers elle dès que nous avions des problèmes, alors c'est difficile d'accepter" son départ, reconnaît Eloisa Sebastian. "Je pleure encore presque tous les jours, même au travail".

La fleuriste Bebe Fernandez a reconnu que ses ventes ont chuté cette année. 

"Les gens n'ont plus d'argent en raison de la pandémie", explique Mme Fernandez qui vend ses bouquets 35 pesos (60 centimes).

Depuis le début de la pandémie, les confinements et mesures de restriction ont laissé l'économie philippine exsangue et des millions de personnes sans emploi. 

De nombreuses familles vivent désormais dans la plus grande précarité. 

L'archipel a enregistré 2,7 millions de cas et 42.000 décès liés au Covid-19.

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