Covid-19: retour en présentiel des collégiens et lycéens, début du déconfinement

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Jean Castex et Jean-Michel Blanquer se font présenter un autotest dans un lycée près de Nancy, le 3 mai 2021 en Meurthe-et-Moselle
Jean Castex et Jean-Michel Blanquer se font présenter un autotest dans un lycée près de Nancy, le 3 mai 2021 en Meurthe-et-Moselle
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© AFP, PATRICK HERTZOG

publié le lundi 03 mai 2021 à 22h25

Une semaine après la rentrée des écoliers, collégiens et lycéens ont retrouvé eux aussi leurs salles de classe lundi, une journée marquée par la fin des restrictions de déplacement, première étape dans le déconfinement progressif du pays engagé par le gouvernement.

Après deux semaines d'enseignement à distance, entrecoupées de deux semaines de congés, les lycéens ont fait leur rentrée en demi-jauge, avec une alternance de classes en présentiel et distanciel.

Pour les collèges, la reprise s'est effectuée en présentiel, sauf pour les élèves de 4e et 3e des quinze départements les plus touchés par la pandémie de Covid-19, également contraints à la demi-jauge.

Afin de marquer la réouverture des collèges et lycées, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer étaient lundi matin à Laxou, près de Nancy, dans un "lycée des métiers des bâtiments et de l'énergie". 

Indiquant que la semaine passée 1.884 classes ont fermé pour des cas de Covid, soit "0,65% des classes", le Premier ministre a assuré que "le virus circule très peu" à l'école. "Entre le risque, y compris sanitaire, de maintenir les écoles fermées, et le risque de les ouvrir, la balance était très largement en faveur de l'ouverture des écoles", a-t-il insisté.

Le chef du gouvernement, qui s'est fait présenter le dispositif d'autotests mis en place dans cet établissement de Meurthe-et-Moselle, a rappelé en avoir commandés 64 millions pour les écoles, collèges et lycées, y voyant "une nouvelle arme" pour "essayer de casser les chaînes de contamination".

Concernant les tests salivaires, 250.000 sont actuellement réalisés par semaine et "notre objectif est d'arriver à partir de la 3e semaine de mai à 600.000 ", a ajouté M. Castex.

 - "situation tendue" - 

Signe de la fragilité de la situation épidémique, M. Blanquer a maintenu le protocole sanitaire très strict d'avant les vacances: la fermeture d'une classe sera ordonnée au premier cas positif recensé.

Pour protester contre la tenue des épreuves du baccalauréat et demander le contrôle continu, des lycéens avaient appelé à des blocus. Le ministère a recensé "un peu moins de 100 blocages ou tentatives de blocage" lundi.

"Je reste ouvert sur les aménagements possibles mais je tiens quand même à ce qu'on ne passe pas au contrôle continu intégral", a déclaré Jean-Michel Blanquer lundi sur Europe 1, rappelant que les épreuves d'enseignements de spécialités avaient déjà été annulées en mars et remplacées par un contrôle continu. 

Ce retour en classe et la levée des restrictions de déplacement actent le début du déconfinement en quatre étapes voulu par Emmanuel Macron.

Ce déconfinement s'amorce alors que le pays a connu lundi une légère augmentation du nombre de malades en réanimation, repassé au dessus de la barre des 5.600 cas après plusieurs jours de baisse.

Le total des patients Covid à l'hôpital est également en légère hausse, à 28.950, contre 28.818 la veille, avec 1.495 nouvelles hospitalisations dans les dernières 24 heures. Il y a une semaine, les hôpitaux accueillaient plus de 30.000 patients Covid.

Un total de 311 personnes sont mortes du coronavirus à l'hôpital dans les dernières 24 heures, contre 113 la veille, portant le nombre de décès à au moins 105.159 depuis le début de l'épidémie au printemps 2020.

"On a un peu l'impression que le gouvernement a voulu déconfiner quoi qu'il en coûte, quoi qu'il arrive", a commenté lundi sur Cnews Philippe Juvin, chef des urgences de l'hôpital Georges-Pompidou.

"C'est une situation tendue, d'autant plus tendue que les hôpitaux et personnels soignants arrivent à un moment où ils sont vraiment fatigués", a souligné sur Radio Classique Odile Launay, infectiologue.

- Ouvrir la vaccination -


En parallèle du calendrier du déconfinement, celui de la vaccination a été étoffé.

Depuis ce week-end, tous les majeurs atteints de comorbidités peuvent se faire vacciner, de même que tous les plus de 18 ans dans certains territoires d'Outre-mer et même les plus de 16 ans à Mayotte.

Pour les plus de 50 ans sans maladie particulière, l'ouverture de la vaccination reste programmée au 15 mai.

Son élargissement à tous les enseignants sans limite d'âge n'est pas prévu dans l'immédiat. Environ 35.000 enseignants, soit 20% de la population ciblée, ont reçu une première dose, selon Jean-Michel Blanquer. 

Lundi, le vaccinodrome de Paris La Défense Arena a ouvert ses portes dans les Hauts-de-Seine. Il s'agira de la plus grande salle d'Europe située vers le célèbre quartier d'affaires français, selon la préfecture.  

Le 15 juin, tous les majeurs pourront se faire vacciner, selon le calendrier. 

Jusqu'à présent 16,13 millions de personnes ont reçu une première dose.

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