Covid-19: l'exécutif décidé à déconfiner en mai malgré une décrue fragile

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Les vacances scolaires s'achèvent bientôt et les élèves du primaire (entre 6 et 11 ans) doivent retourner en classe le 26 avril, collégiens et lycéens le 3 mai
Les vacances scolaires s'achèvent bientôt et les élèves du primaire (entre 6 et 11 ans) doivent retourner en classe le 26 avril, collégiens et lycéens le 3 mai
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© AFP, Nicolas TUCAT

publié le mercredi 21 avril 2021 à 22h41

L'exécutif maintient, en dépit d'une décrue encore fragile de l'épidémie, son objectif de lever progressivement les restrictions en mai, en supprimant la limite des 10 km le 2 mai au soir et en rouvrant les terrasses mi-mai, grâce à l'accélération de la vaccination.

Sur tout le territoire, "il apparaît que nous pourrions être au pic ou proches de l'être", a souligné le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l'issue des Conseils de défense et des ministres mercredi.

Le calendrier tracé fin mars par le président Emmanuel Macron reste "la base de travail" selon M. Attal, et le chef de l'Etat devrait annoncer lui-même ces modalités de réouverture d'ici à la première semaine de mai, a indiqué une source proche de l'exécutif à l'AFP.

En attendant, le Premier ministre Jean Castex tiendra jeudi une conférence de presse, en présence des ministres de l'Education Jean-Michel Blanquer et de la Santé Olivier Véran, pour aborder les sujets des frontières, de la campagne de vaccination et de la rentrée scolaire des vacances de printemps qui devrait être assortie d'une vaste campagne de dépistage par autotests et tests salivaires.

La rentrée scolaire reste prévue lundi 26 avril, en présentiel dans les écoles maternelles et primaires, et à distance pour une semaine au collège et au lycée.

Gabriel Attal a déjà annoncé que l'Inde rejoignait la liste des pays (Brésil, Chili, Argentine et Afrique du Sud) et du département de Guyane, dont les voyageurs seront soumis à un isolement obligatoire de dix jours à leur arrivée en France, en raison de la présence de variants jugés plus dangereux.

Selon la source proche de l'exécutif, Emmanuel Macron prévoit d'alléger éventuellement le couvre-feu et de rouvrir à partir de la mi-mai les commerces non alimentaires et lieux de culture avec des jauges réduites. Des adaptations territoriales sont à l'étude avec une jauge plancher de 35% dans les lieux de culture qui varierait en fonction de la circulation du virus.

Le choix de l'exécutif concernant la levée progressive des restrictions reflète sa conviction que le nombre de contaminations tombera autour de 20.000 par jour d'ici à un mois et que l'objectif des 20 millions de vaccinés avec au moins une dose, prévu mi-mai, sera atteint.

Mais la décrue de l'épidémie, qui a emporté plus de 101.500 personnes depuis un an, est encore lente et reste à confirmer.

"A ce stade l'épidémie recule deux fois moins rapidement qu'en novembre" et "la pression hospitalière reste extrêmement forte", a souligné M. Attal.


La situation est très disparate sur le territoire, entre "un recul de l'incidence compris entre 15% dans les Hauts-de-France et près de 20% en région Sud", une "tendance encourageante aussi en Occitanie, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne Franche-Comté, dans le Grand Est", et une "tendance en revanche moins favorable que la moyenne nationale" en Pays-de-la-Loire, Centre-Val-de-Loire, Nouvelle Aquitaine et surtout en Corse".

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation est resté au-dessus des 5.900 personnes mercredi, en dépit d'une très légère baisse, selon les chiffres publiés par Santé publique France.

Le niveau est inférieur au pic de la première vague en avril 2020 (7.000) mais supérieur à celui de la deuxième.

Le nombre global de malades du Covid-19 hospitalisés est également en légère baisse, avec 30.954 patients recensés mercredi contre 31.086 mardi.

Le taux de reproduction (R0) du virus, indicateur-clé correspondant au nombre de personnes infectées pour un seul malade, est "passé sous les 0,9", relève l'épidémiologiste Antoine Flahaut sur RTL, prédisant que la baisse s'accentuera dans les jours qui viennent.

- Accélération des vaccinations -

Le Pr Flahaut estime d'ailleurs que "ce serait trop prématuré d'ouvrir le pays aujourd'hui", se disant favorable à trois semaines supplémentaires de semi-confinement.

La levée des restrictions est espérée avec une impatience mêlée d'inquiétude par les commerçants ou restaurateurs, ces derniers cumulant environ huit mois de fermeture depuis le début de la pandémie il y a plus d'un an.

Emmanuel Macron s'est félicité lors d'une réunion "vaccins" mardi soir à l'Elysée que la campagne vaccinale "s'accélère" avec près de 18 millions de doses déjà injectées. Il a estimé que l'important était "de savoir comment on maintient ce rythme", notamment en raison de "difficultés pour convaincre sur l'AstraZeneca", dont l'administration a provoqué des cas rares de caillots sanguins.

Un grand centre de vaccination ouvrira à partir de samedi à Disneyland Paris, fermé pour cause de pandémie.

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