Migrants en Méditerranée: le basketteur Gasol appelle à "agir"

Migrants en Méditerranée: le basketteur Gasol appelle à "agir"
Le joueur de basket espagnol Marc Gasol le 21 juillet 2018 à Palma de Majorque
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AFP, publié le mardi 10 septembre 2019 à 16h20

Le basketteur espagnol Marc Gasol, champion de NBA avec les Toronto Raptors et ancien bénévole sur un navire humanitaire de l'ONG Open Arms, a appelé à "agir" pour aider les migrants qui "prennent la mer pour un voyage quasi suicidaire".

Sur l'Astral où il avait embarqué il y a un an pour une mission humanitaire, il a "appris que la vie humaine est fragile, que les vagues de la mer sont dures comme du marbre, que les politiciens ne voient pas (cela) ni ne sont informés de tout ça", a-t-il confié dans un entretien publié mardi par le quotidien italien La Repubblica.

"Je ne pointe le doigt sur personne en particulier, je ne pense pas aux gouvernements mais aux personnes, à ce qu'elles risquent quand elles prennent la mer pour un voyage quasi suicidaire", a poursuivi l'ancien champion du monde et multiple champion d'Europe.

Selon lui, il est temps d'"agir pour que les pays trouvent un accord, une solution commune. Alors que pour le moment, c'est du chacun pour soi, et on continue à mourir" en Méditerranée.

L'ONG Médecins sans frontières a annoncé mardi avoir sauvé 34 personnes d'un possible naufrage en Méditerranée, qui s'ajoutent à 50 migrants récupérés il y a quelques jours par l'Ocean Viking, navire humanitaire opéré avec SOS Méditerranée.

Parmi les 34 personnes qui se trouvaient sur un voilier en difficulté, on compte une femme enceinte et un bébé d'un an. 

Un autre navire humanitaire circulant en Méditerranée, l'Alan Kurdi, qui attendait depuis une dizaine de jours à proximité de Malte de débarquer les quelques  migrants sauvés ces dernières semaines au large de la Libye et restant encore à son bord a obtenu l'autorisation de les débarquer sur l'île.

Le gouvernement maltais a donné l'autorisation, après l'accord de deux autres pays de l'UE, de prendre en charge les cinq derniers migrants.

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