La cycliste du doigt d'honneur à Trump poursuit son ex-employeur

La cycliste du doigt d'honneur à Trump poursuit son ex-employeur

Juli Briskman a été licenciée de son travail après avoir fait un doigt d'honneur au convoi automobile de Donald Trump. Photo prise le 28 octobre 2017.

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AFP, publié le jeudi 05 avril 2018 à 21h43

Une Américaine licenciée après avoir fait un doigt d'honneur au convoi automobile de Donald Trump, une photo qui a fait le tour du monde, poursuit en justice son ancien employeur.

Juli Briskman, une habitante de Virginie, estime que son renvoi de la société Akima, où elle travaillait comme analyste marketing, représente une violation de sa liberté d'expression, selon sa plainte déposée mercredi et consultée par l'AFP.

Mme Briskman faisait du vélo le 28 octobre 2017, quand elle a été dépassée par le cortège de voitures du président américain, qui rentrait de l'un de ses clubs de golf à une quarantaine de kilomètres de la Maison Blanche.

Gardant une main sur le guidon, la mère célibataire a levé l'autre, le majeur tendu. Le geste grossier a été immortalisé par Brendan Smialowski, un photographe de l'AFP faisant partie du "pool" de la presse accréditée suivant le président.

Le cliché a été énormément partagé sur internet. Juli Briskman, dont on ne voit que le dos, a choisi en conscience d'assumer publiquement son geste: elle a affiché l'image comme photo de profil sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. 

Akima, une entreprise de construction et de logistique travaillant pour le gouvernement et l'armée des Etats-Unis, l'a licenciée le 31 octobre.

Selon l'avocat de la plaignante, la société redoutait de perdre des contrats en conservant Mme Briskman, même si celle-ci ne s'identifiait pas sur Facebook et Twitter comme employée d'Akima.

"La plaignante a choisi, sur son temps libre et en tant que citoyenne indépendante, d'exprimer sa désapprobation du président Trump en tendant son majeur", souligne l'assignation en justice.

"Même si certains peuvent être en désaccord avec le message de la plaignante et sa façon de l'exprimer, cette forme d'expression est au coeur du Premier amendement (de la Constitution sur la liberté de parole) et de la Constitution de la Virginie", ajoute la plainte.

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