Bolsonaro pourrait quitter l'hôpital dès dimanche

Bolsonaro pourrait quitter l'hôpital dès dimanche
Le président brésilien Jair Bolsonaro à l'hôpital Vila Nova Star, le 16 juillet 2021 à Sao Paulo

publié le dimanche 18 juillet 2021 à 01h50

L'état de santé du président brésilien Jair Bolsonaro, hospitalisé depuis mercredi à Sao Paulo pour une occlusion intestinale, s'améliore et il pourrait sortir de l'hôpital dimanche, a indiqué samedi le médecin qui le soigne.

"La prévision est que demain (dimanche) il doit sortir", a affirmé à la presse le Dr Antonio Macedo, le chirurgien à la tête de l'équipe de médecins qui a soigné le président brésilien à l'hôpital privé Vila Nova Star à Sao Paulo.

"Aujourd'hui (samedi), il a eu une diète à base de crème sans fermentation. S'il la digère bien, alors l'équipe médicale pourra décider de sa sortie dans les prochains jours", a indiqué le bulletin de santé de M. Bolsonaro, 66 ans.

"Je vais bien grâce à Dieu", a déclaré Jair Bolsonaro dans une vidéoconférence, disant avoir hâte de "retourner au travail".

Depuis qu'il a été poignardé à l'intestin en septembre 2018, en pleine campagne pour l'élection présidentielle, M. Bolsonaro a subi six opérations chirurgicales, dont cinq au système digestif.

Il a été admis en urgence dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital des Forces armées à Brasilia en raison de violentes douleurs abdominales et d'une crise de hoquet persistant depuis plus de dix jours. 

Le dirigeant d'extrême droite a alors été placé dans une unité de soins intensifs et "intubé par précaution", avait indiqué à la radio un de ses fils, le sénateur Flavio Bolsonaro.

Une fois le diagnostic d'occlusion intestinale posé, le président brésilien a été transféré à l'hôpital privé Vila Nova Star à Sao Paulo.

Cette nouvelle hospitalisation intervient dans un contexte de crise politique et d'érosion de la popularité du président brésilien, face à des allégations de corruption dans les contrats négociés par son gouvernement pour faire face à la pandémie, qui a déjà fait près de 540.000 morts dans le pays. 

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