Un suspect plaide coupable du meurtre du journaliste slovaque Kuciak

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Des bougies et des photos à la mémoire du journaliste Jan Kuciak et de sa fiancée Martina Kusnirova, assassinés un an plus tôt, le 20 février 2019 à Bratislava, en Slovaquie
Des bougies et des photos à la mémoire du journaliste Jan Kuciak et de sa fiancée Martina Kusnirova, assassinés un an plus tôt, le 20 février 2019 à Bratislava, en Slovaquie
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© AFP, VLADIMIR SIMICEK

, publié le lundi 13 janvier 2020 à 13h53

L'un des quatre accusés du meurtre du journaliste d'investigation slovaque Jan Kuciak a plaidé coupable lundi au procès qui se déroule à Pezinok, près de Bratislava.

"Je suis coupable", a dit l'ancien soldat professionnel Miroslav Marcek, 37 ans, accusé d'être l'un des deux exécutants de l'assassinat de Kuciak et de sa fiancée, dont le commanditaire présumé est l'homme d'affaires Marian Kocner, visé par une enquête du journaliste spécialisé dans les affaires de corruption. 

Le double meurtre avait déclenché des manifestations de masse contre le gouvernement du Premier ministre Robert Fico, qui avait fini par démissionner. Le mouvement a ouvert la voie à l'élection à la présidence slovaque de l'avocate libérale et militante anticorruption Zuzana Caputova, en mars dernier. 

Des policiers masqués et armés assuraient lundi la sécurité dans le bâtiment de la Cour pénale spéciale, où l'audience a commencé en présence des parents des deux victimes.

S'ils sont reconnus coupables, les accusés risquent une peine allant de 25 ans de prison à la réclusion à vie.

Les autres accusés sont une ancienne interprète de Kocner, Alena Zsuzsova, et un autre exécutant présumé du crime, Tomas Szabo.

Un cinquième participant à l'opération, Zoltan Andrusko, ayant servi d'intermédiaire entre Kocner et Zsusova et les deux tireurs, a conclu un accord avec la justice et a été condamné le 30 décembre à quinze ans de prison lors d'un procès séparé.

Marian Kocner, 56 ans, qui fait l'objet d'autres poursuites pour des opérations financières suspectes et de la fraude fiscale, était connu pour son hostilité envers les journalistes, qu'il avait coutume d'insulter et de menacer. 

L'acte d'accusation, qui compte 93 pages, avait fait l'objet de fuites dans les médias. Selon ces derniers, Kocner, ne trouvant "aucune saleté" pour discréditer le journaliste gênant, a fini par "décider de s'en défaire physiquement et empêcher ainsi de nouvelles révélations sur ses activités".

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