Retraites: trois journalistes blessés dans la manifestation parisienne

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Des manifestants renversent une remorque à Paris le 5 décembre 2019
Des manifestants renversent une remorque à Paris le 5 décembre 2019
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© AFP, Zakaria ABDELKAFI

, publié le jeudi 05 décembre 2019 à 21h56

Trois journalistes ont été blessés jeudi à Paris par des tirs lors de la manifestation contre les violences policières, ont indiqué plusieurs sources

Le correspondant de l'agence turque Anadolu, Mustafa Yalgin, a été blessé "par une grenade lacrymogène lancée par la police française" pendant la manifestation parisienne, a indiqué Anadolu sur son site. Le journaliste a été transporté à l'hôpital sur une civière, peut-on voir sur des images diffusées par le média turc.

Le journaliste militant Taha Bouhafs a également été blessé au genou "par un tir sur la place de la République", a-t-il indiqué sur Twitter, images à l'appui.

"Notre reporter @T_Bouhafs a été blessé au genou par un tir (dont on ne connaît pas la nature pour le moment)", a confirmé son employeur, le site Là-bas si j'y suis. "Il a été évacué de la manifestation par les street medics".

Taha Bouhafs s'était fait interpeller en juin alors qu'il couvrait une manifestation, s'attirant le soutien de la profession.

Une vingtaine de journalistes avait pris part plus tôt à une courte action, organisée par son collectif "Reporters en colère", pour dénoncer les "violences policières" contre les journalistes.

Le journaliste Gaspard Glanz a également été blessé jeudi aux jambes, par "5 éclats de grenade désencerclante", a-t-il indiqué sur Twitter en fin d'après-midi. Son téléphone et un de ses appareils photo ont été endommagés.

Le journaliste, à la tête du site Taranis News, était arrivé sur le devant de la scène en avril après son interpellation lors d'une manifestation des "gilets jaunes", suscitant de vives réactions.

Gaspard Glanz a été condamné mi-novembre à une amende pour avoir fait un doigt d'honneur à des policiers lors de cette manifestation. Il avait reconnu à l'audience "un geste inapproprié", parlant d'une "réaction épidermique" après avoir été poussé.

Le journaliste compte parmi les 300 signataires d'une tribune parue le 1er mai, dénonçant des "multiples violences d'Etat" et demandant au gouvernement de prendre "les mesures nécessaires pour que les forces de l'ordre cessent" de les "harceler" et les laissent travailler "librement".

Les syndicats de la profession et Reporters sans frontières (RSF) avaient aussi dénoncé à plusieurs reprises des atteintes à la liberté d'informer, après des incidents entre forces de l'ordre et journalistes lors des manifestations des "gilets jaunes".

Emmanuel Macron avait promis en mai que "des actions" seraient engagées pour sanctionner les violences policières délibérées contre des journalistes pendant ce mouvement.

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