Le journaliste de Loopsider David Perrotin rejoint Mediapart

Le journaliste de Loopsider David Perrotin rejoint Mediapart
Capture d'écran d'une vidéo AFP avec les images de caméras de télésurveillance montrant le passage à tabac de Michel Zecler par des policiers à Paris le 21 novembre 2020

, publié le mercredi 02 décembre 2020 à 20h16

Le journaliste de Loopsider David Perrotin, qui a révélé le passage à tabac du producteur de musique noir Michel Zecler par la police, rejoindra le service société de Mediapart lundi, a-t-il annoncé dans les colonnes de Télérama.

Sa vidéo, vue plus de 14 millions de fois rien que sur Twitter depuis sa publication par Loopsider jeudi dernier, a suscité émoi et colère, en pleine polémique autour de la proposition de loi "sécurité globale" et de son article 24 punissant la diffusion malveillante d'images de policiers en opération. 

Est-ce ce scoop qui lui a permis d'être embauché par Mediapart, le site d'information cofondé par Edwy Plenel ? "Pas du tout", a répondu David Perrotin à Télérama, assurant que son recrutement était "calé" depuis "plusieurs semaines". 

"Mon contrat avec (le média en ligne 100% vidéo) Loopsider, pour qui je produisais une vidéo par semaine, s'achevait fin novembre", a précisé le journaliste d'investigation, annonçant commencer "à Mediapart le 7 décembre". 

Cet ancien du JDD, de Rue89 et de Buzzfeed France y rejoindra "le service société pour couvrir les violences policières, mais pas seulement", a-t-il ajouté.

C'est lui qui avait révélé à l'été 2019 que le Défenseur des droits s'était auto-saisi pour ouvrir une enquête sur la disparition du jeune Steve Maia Caniço à Nantes pendant la Fête de la musique, sur fond d'opération policière controversée.

A la suite de la diffusion des images montrant Michel Zecler roué de coups, quatre policiers ont été mis en examen le week-end dernier, dont trois pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique (PDAP)", avec des circonstances aggravantes dont "des propos à caractère raciste". 

L'article 24 de la proposition de loi "Sécurité globale", contre lequel entre 133.000 et 500.000 personnes ont manifesté samedi en France, est pour l'heure neutralisé, en attendant sa possible intégration dans le projet de loi "séparatismes" et de lutte contre "l'islamisme radical", présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.

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