Irlande du Nord: quatre arrestations dans le meurtre de la journaliste Lyra McKee

Irlande du Nord: quatre arrestations dans le meurtre de la journaliste Lyra McKee
Un cycliste passe le 7 mai 2019 à Belfast devant une peinture murale représentant la journaliste Lyra McKee, tuée en avril 2019

, publié le mardi 11 février 2020 à 11h35

Quatre hommes ont été arrêtés dans l'enquête sur le meurtre de la journaliste Lyra McKee, victime de balles perdues du groupe dissident la Nouvelle IRA lors d'affrontements avec la police en avril 2019, a annoncé la police nord-irlandaise (PSNI) mardi.

"La police enquêtant sur le meurtre de la journaliste Lyra McKee a arrêté quatre hommes âgés de 20, 27, 29 et 52 ans à Derry/Londonderry ce matin", a annoncé la PSNI dans un communiqué.

La police a renouvelé ses appels à témoins.

"J'ai toujours cru que certaines personnes savent ce qu'il s'est passé et qui est impliqué. Je comprends que les gens puissent avoir peur de nous parler", a déclaré un responsable de la police, Jason Murphy, leur promettant à nouveau de protéger leur anonymat.

"Le meurtre de Lyra a provoqué une vague de dégoût et je reste déterminé à travailler avec la communauté et la police locales pour transformer ce dégoût en preuves concrètes afin de traduire en justice les meurtriers de Lyra", a ajouté le responsable policier.

Lyra McKee, 29 ans, a été mortellement blessée le 18 avril 2019 dans le quartier catholique de Creggan, à Londonderry (Derry, pour les nationalistes irlandais), une ville située sur la frontière irlandaise.

Un groupe dissident républicain, la Nouvelle IRA, avait reconnu sa responsabilité dans la mort de la jeune femme, dans une déclaration au quotidien The Irish News, arguant qu'elle se "tenait à côté des forces ennemies" en référence aux forces de police. 

Son décès a ravivé le souvenir des "Troubles" qui ont déchiré la province britannique d'Irlande du Nord pendant trois décennies.

Ces violences opposant républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l'Irlande, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique, ont fait quelque 3.500 morts avant de prendre fin grâce à l'accord du Vendredi saint de 1998.

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