Hong Kong: perquisition au bureau du magnat des médias Jimmy Lai

Hong Kong: perquisition au bureau du magnat des médias Jimmy Lai
Le magnat des médias Jimmy Lai, le 3 septembre 2020 à Hong Kong

, publié le jeudi 15 octobre 2020 à 11h36

La police hongkongaise a effectué jeudi matin une perquisition au bureau du magnat des médias Jimmy Lai, une figure du combat prodémocratie qui avait été arrêtée ponctuellement en août.

Le septuagénaire, qui contrôle notamment le tabloïd prodémocratie Apple Daily, fait partie des personnes qui avaient été interpellées en août dans un vaste coup de filet en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité imposée fin juin par Pékin en réponse aux manifestations de 2019. 

"Il semble qu'ils cherchent toutes les raisons possibles pour me poursuivre", a déclaré M. Lai aux journalistes au sujet de cette perquisition.

"La police n'a même pas attendu que l'avocat arrive avant d'emmener des choses, ce qui n'est pas conforme à l'Etat de droit", a-t-il ajouté.

En août, M. Lai avait été arrêté pour des soupçons de "collusion avec les forces étrangères", et 200 policiers avaient perquisitionné la salle de rédaction de l'Apple Daily.

M. Lai fait par ailleurs partie des dizaines de personnes poursuivies pour leur rôle dans les manifestations de 2019.

Jeudi, 14 policiers se sont présentés aux bureaux d'une entreprise appartenant à M. Lai et en sont repartis avant l'arrivée des avocats, a déclaré à l'AFP Mark Simon, un conseiller de M. Lai.

"Le but ici est de couper les financements de l'Apple Daily", a-t-il dit.

Sollicitée par l'AFP, la police hongkongaise n'a pas répondu à ses questions.

Quelques heures plus tard, M. Lai a comparu devant un tribunal pour une audience de procédure avec plusieurs autres activistes qui avaient en juin bravé une interdiction de la police pour marquer l'anniversaire de la répression de Tiananmen, à Pékin en 1989.

Hong Kong a été en 2019 le théâtre de plusieurs mois de manifestations quasi quotidiennes, et parfois violentes, pour demander des réformes démocratiques et dénoncer l'emprise croissante de Pékin sur un territoire censé jouir jusqu'en 2047 de libertés inconnues dans le reste de la Chine.

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