Hong Kong: le magnat pro-démocratie Jimmy Lai libéré sous caution

Hong Kong: le magnat pro-démocratie Jimmy Lai libéré sous caution
Le magnat pro-démocratie Jimmy Lai, le 3 septembre 2020 à Hong Kong

, publié le mercredi 23 décembre 2020 à 11h05

Le magnat des médias hongkongais Jimmy Lai, détenu pour avoir enfreint la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin, a été remis mercredi en liberté sous caution, une mesure assortie de conditions très strictes. 

M. Lai, très critique à l'encontre de Pékin, est l'une des personnalités hongkongaise les plus connues à être visé par cette législation imposée en juin par Pékin pour rétablir le calme dans le territoire après plus de six mois de manifestations en 2019. 

Il est accusé de "collusion avec des puissances étrangères" pour avoir appelé des gouvernements étrangers à sanctionner Hong Kong et la Chine en réponse à la politique menée par Pékin dans le territoire semi-autonome.

A 73 ans, le patron du tabloïd Apple Daily avait été placé le 12 décembre en détention provisoire par un magistrat en charge de la sécurité nationale. 

Ses avocats avaient fait appel de cette décision et mercredi, un juge de la Haute cour de justice de la ville a décidé de le libérer sous caution. 

Le magistrat Alex Lee, un des magistrats de cette haute juridiction chargés de s'occuper des affaires de sécurité nationale, a ordonné sa remise en liberté contre le paiement d'une caution de dix millions de HKD (un million d'euros) et un certain nombre de mesures. 

Assigné à résidence, il doit remettre son passeport et n'a pas le droit de rencontrer des représentants de gouvernements ou d'institutions étrangères jugées hostiles à la Chine. 

M. Lai s'est également vu interdire toute publication sur les réseaux sociaux ainsi que toute déclaration auprès des médias. 

Le règlement de la cour interdit à la presse de révéler dans les détails les arguments juridiques présentés par la défense et le parquet au cours de cette audience de remise en liberté. 

L'Apple Daily avait cependant indiqué que l'essentiel des poursuites engagées contre le magnat concernaient des tweets et des interviews qu'il avait accordés aux médias depuis l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale.

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