France Télévisions: pas de retour de la pub le soir, même pendant le sport, selon Riester

France Télévisions: pas de retour de la pub le soir, même pendant le sport, selon Riester
Le ministre de la Culture, Franck Riester, le 2 octobre 2019 à Paris

AFP, publié le lundi 21 octobre 2019 à 09h04

Il n'y aura pas de retour de la publicité après 20h00 à la télévision publique, même pendant la diffusion d'événements sportifs comme le préconisait le Conseil d'Etat, a indiqué lundi le ministre de la Culture, Franck Riester.

"Nous voulons maintenir l'équilibre qui a été obtenu aujourd'hui en matière de publicité dans l'audiovisuel public, tant à la radio qu'à la télévision, donc nous ne voulons pas ouvrir la publicité après 20h00 à la télévision publique", a déclaré M. Riester sur RTL.

Dans une étude révélée dimanche par le Parisien, le Conseil d'Etat prône le retour de la publicité après 20h00 sur les chaînes de France Télévisions lors de la diffusion d'évènements sportifs, afin de permettre au groupe public de "financer l'achat de droits de retransmission" des compétitions.

"Pour le sport, il y a des dispositifs de parrainage qui permettent de valoriser le sport à la télé après 20h00 sur les chaînes publiques, sans tomber dans de la publicité. On ne veut pas rentrer dans la publicité", a insisté le ministre.

Par ailleurs, la future loi de réforme de l'audiovisuel, attendue en Conseil des ministres fin novembre, prévoit la création d'"écrans partagés" pour diffuser des publicités sans pour autant interrompre la retransmission d'événements sportifs.

Le but sera de "permettre à nos compatriotes qui ne veulent pas perdre un bout du Tour de France, par exemple, d'avoir une publicité qui va s'incruster dans l'écran", selon M. Riester.

"Tout ça se fera en accord entre les chaînes de télévision et les fédérations sportives, il ne faut pas que ce soit une nuisance pour le téléspectateur ou l'auditeur", a-t-il conclu.

La publicité après 20h00 sur France Télévisions a été interdite en 2009 sous l'impulsion du président de la République d'alors, Nicolas Sarkozy.

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