Europe 1 : après son acolyte Nicolas Canteloup, Julie Leclerc remerciée à son tour

Europe 1 : après son acolyte Nicolas Canteloup, Julie Leclerc remerciée à son tour
Julie Leclerc était animatrice sur Europe 1 depuis 1972.
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publié le mercredi 28 juillet 2021 à 15h50

Cela faisait presque 50 ans qu'elle officiait à l'antenne de la station, récemment reprise en main par Vincent Bolloré. Julie Leclerc a été licenciée une semaine après l'humoriste. 




La vague de départs continue chez Europe 1.

Julie Leclerc, voix historique de la radio depuis près de 50 ans, a été remerciée la semaine dernière dans le sillage de Nicolas Canteloup, à qui elle donnait la réplique tous les matins. "Je confirme ce matin mon départ d'Europe 1 qui n'est pas de mon fait et qui intervient en même temps que celui de Nicolas Canteloup dont j'étais la partenaire", indique l'animatrice de 71 ans mercredi 28 juillet à l'AFP, confirmant une information du Monde. "Très triste", celle que les auditeurs connaissaient sous son seul prénom n'a pas souhaité s'exprimer davantage.




Parfois surnommée "l'horloge parlante" d'Europe 1, Julie Leclerc avait intégré la station en 1972. Elle avait laissé en 2018 sa place de "meneuse de jeu" du matin à Céline Da Costa (qui est partie en 2020), tout en continuant à donner la répartie à Canteloup dans "La revue de Presque". 

Patrick Cohen, Pascale Clark, Anne Roumanoff... 

L'humoriste, qui avait égratigné sur les ondes le nouvel actionnaire principal de la radio, l'homme d'affaires Vincent Bolloré, a été évincé la semaine dernière, après 16 ans d'antenne.



Patrick Cohen, Pascale Clark, Anne Roumanoff, Bertrand Chameroy, Matthieu Belliard ou encore Wendy Bouchard... La liste des partants s'allonge de semaine en semaine et illustre la crise historique traversée par la station du groupe Lagardère. Son rapprochement prévu avec CNews, la chaîne d'information du groupe Canal+, contrôlée par Vincent Bolloré, fait notamment craindre à ces salariés une forte droitisation de l'antenne. 

Plan de départs 

Dans ce contexte, 73 personnes ont candidaté au plan de départs volontaires lancé au printemps par la direction pour redresser les comptes et supprimer une quarantaine de postes (sur un total d'environ 330 salariés permanents), indique Olivier Samain, délégué syndical SNJ. Au total, 42 dossiers ont été acceptés, précise-t-il. 



En parallèle, plusieurs journalistes ont selon lui déjà choisi de quitter la station, à l'instar du directeur adjoint de la rédaction Emmanuel Renard. Et "beaucoup" devraient suivre, selon Olivier Samain, la direction s'étant engagée à faciliter la sortie, avec indemnités, des salariés en désaccord avec la nouvelle orientation éditoriale de la radio. Un dispositif obtenu à l'issue d'une grève de cinq jours en juin doit ainsi être négocié "à partir de la fin août, début septembre", ajoute le délégué syndical du SNJ. 

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