Drucker, Brogniart, Pivot, Hanouna... Ils affichent leur soutien à L'Équipe en grève

Drucker, Brogniart, Pivot, Hanouna... Ils affichent leur soutien à L'Équipe en grève
Des journalistes de L'Équipe à Paris, le 13 janvier 2021.

publié le lundi 18 janvier 2021 à 14h06

Un plan de sauvegarde de l'emploi prévoit la suppression d'une cinquantaine de postes, dont 47 de journalistes au sein du journal.

Après celui du sport, c'est le monde de la culture et des médias qui a affiché, lundi 18 janvier, son soutien au quotidien sportif de référence, L'Équipe, dont les journalistes sont en grève pour protester contre un plan de sauvegarde de l'emploi.

"Reviens vite l'Equipe", écrivent ainsi Denis Brogniart, Pascal Obispo, Bernard Pivot ou encore Michel Drucker. "Lire L'Équipe manque à beaucoup de monde.

Et à nous aussi", écrivent dans une lettre diffusée sur les réseaux sociaux divers représentants du "monde de la culture ou des médias", dont ils pointent les nombreuses "similitudes avec le sport", telles que "l'exigence au quotidien, la préparation, invisible et si importante, la performance et le partage avec le public".


"Les stades et les salles de spectacle génèrent les mêmes émotions. En attendant de pouvoir s'y rendre à nouveau, retrouvons déjà L'Équipe au plus vite", peut-on lire dans cette lettre également signée par les journalistes Grégoire Margotton, Nathalie Iannetta, Laurent Delahousse, l'animateur Cyril Hanouna, le chanteur Marc Lavoine ou encore l'acteur Denis Podalydès.

Vendredi, 180 sportifs du plus haut niveau avaient signé un texte en soutien à leur quotidien fétiche. 

L'Équipe était toujours absent des kiosques lundi pour la 10e journée d'affilée, l'intersyndicale SNJ, SNJ-CGT, UFICT-CGT, SGLCE-CGT ayant décidé la veille de reconduire son appel à la grève pour 24 heures. À l'origine du mouvement, massivement suivi par les reporters, un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit la suppression d'une cinquantaine de postes, dont 47 de journalistes, au sein de la SAS L'Equipe (le quotidien, le magazine, Vélo Magazine et l'hebdomadaire France football, en passe de devenir mensuel) qui emploie 350 personnes. L'objectif est de réaliser 5 millions d'euros d'économies et d'éviter 6 millions de pertes en 2021, dans un contexte de baisse des ventes papier aggravé par la crise sanitaire et l'arrêt des compétitions sportives au printemps.

La semaine dernière, la direction a proposé de meilleures conditions de départ, mais aussi une alternative au PSE, une version modifiée d'un projet d'accord de performance collective (APC) rejeté cet été par les syndicats, avec une baisse des salaires de 5% jusque fin 2024 au plus tard et l'abandon de 10 jours de RTT. Les syndicats sont conviés lundi après-midi à une réunion sur "le projet alternatif proposé par la direction", selon cette dernière. Mais l'intersyndicale qualifie les "quelques améliorations" déjà obtenues de "pas suffisant(es)". Elle déplore par ailleurs n'avoir pas reçu de documents détaillant ce "projet alternatif".

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