Castings dénudés: Morandini renonce à poursuivre Les Inrocks en diffamation

Castings dénudés: Morandini renonce à poursuivre Les Inrocks en diffamation
Jean-Marc Morandini à Paris le 19 juillet 2016

AFP, publié le mardi 15 octobre 2019 à 19h26

Jean-Marc Morandini a renoncé au procès en diffamation qu'il avait intenté contre le magazine Les Inrocks après la publication en 2016 d'une enquête sur des castings dénudés organisés par l'animateur télévisé, a constaté mardi le tribunal de Paris.

M. Morandini, 54 ans, s'est désisté de sa plainte une semaine avant le procès, qui devait se tenir mardi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Les deux parties ont "trouvé un arrangement", a noté le tribunal, sans plus de précisions.

En juillet 2016, le magazine culturel avait publié en deux volets une "enquête sur les pratiques de Jean-Marc Morandini", déclenchant une tempête médiatique pour l'animateur vedette, qui conduira à son éviction d'Europe 1 et de NRJ 12.

Dans ces articles, plusieurs comédiens avaient accusé Jean-Marc Morandini et sa société "Ne Zappez pas ! Production" d'avoir profité des castings d'une web-série érotique, "les Faucons", pour les pousser à s'exhiber nus en étant filmés ou en se filmant.

"Les acteurs savaient ce qu'ils venaient tourner", s'était défendu à l'époque Jean-Marc Morandini lors d'une conférence de presse.

Cinq jeunes comédiens avaient ensuite déposé des plaintes pour "harcèlement sexuel" et "travail dissimulé", classées sans suite par le parquet de Paris après enquête.

Les plaignants ont obtenu en 2018 la reprise des investigations, qui sont désormais entre les mains d'un juge d'instruction parisien.

Dans la foulée de l'enquête des Inrocks, l'animateur avait aussi été visé par les plaintes de deux jeunes majeurs, sans lien avec la web-série, qui accusaient l'animateur de leur avoir fait par le passé des propositions sexuelles quand ils avaient 15 et 16 ans. 

Jean-Marc Morandini, qui officie aujourd'hui sur CNews, a été mis en examen dans ce dossier en septembre 2016, notamment pour "corruption de mineurs aggravée".

"Je n'ai jamais forcé quiconque à avoir une relation sexuelle avec moi", s'était-il défendu, tout en convenant qu'il y avait eu des "maladresses".

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