Birmanie: Washington réitère son appel à libérer les deux journalistes de Reuters

Birmanie: Washington réitère son appel à libérer les deux journalistes de Reuters
Les journalistes birmans Kyaw Soe Oo (G) et Wa Lone après leur condamnation à sept ans de prison à Rangoun, le 3 septembre 2018

AFP, publié le mercredi 24 avril 2019 à 21h19

Les Etats-Unis ont de nouveau exhorté mercredi les autorités birmanes à libérer les deux journalistes de Reuters emprisonnés pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingyas, au lendemain du rejet de leur recours devant la Cour suprême.

La porte-parole de la diplomatie américaine, Morgan Ortagus, a estimé que cette décision de la plus haute juridiction du pays envoyait "un signal profondément négatif sur la liberté d'expression" en Birmanie.

"Les Etats-Unis sont vivement préoccupés par les arrestations récentes de reporters, militants politiques, membres de la société civile et comédiens satiriques en Birmanie", a poursuivi la porte-parole du département d'Etat. 

"Nous exhortons la Birmanie à protéger les libertés durement gagnées, à empêcher une nouvelle régression sur les récents gains démocratiques et à réunir ces journalistes avec leurs familles", a-t-elle indiqué, dans un communiqué.

Les reporters de Reuters Wa Lone et Kyaw Soe Oo ont été arrêtés en décembre 2017 et condamnés à sept ans de prison pour avoir enfreint la loi sur les secrets d'Etat qui date de l'époque coloniale.

Leur enquête leur a valu la semaine dernière le prix Pulitzer, plus haute récompense du journalisme aux Etats-Unis

La cheffe de facto du gouvernement birman et prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, a jusqu'à présent refusé d'intervenir dans ce dossier, invoquant l'indépendance de la justice.    

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