USA: 50 ans après, elle obtient enfin une pension alimentaire pour sa fille

USA: 50 ans après, elle obtient enfin une pension alimentaire pour sa fille
(ILLUSTRATION) La loi californienne ne prévoit aucun délai de prescription pour les arriérés de pension alimentaire

AFP, publié le jeudi 28 mars 2019 à 20h19

Près de 50 ans après un jugement condamnant son ex-mari à participer financièrement à l'éducation de sa fille, aujourd'hui âgée de 52 ans, une Californienne va enfin recevoir les pensions alimentaires tant attendues: 150.000 dollars avec les intérêts, selon les médias américains.

Toni Anderson, aujourd'hui âgée de 74 ans, avait épousé Don Lenhert en 1966 mais le couple s'était séparé deux ans plus tard, après avoir donné naissance à une petite fille.

Dans le cadre de la procédure de divorce, un juge avait ordonné au père de contribuer financièrement à l'éducation de son enfant, à raison de 210 dollars par mois pendant 30 mois, puis 160 dollars par mois jusqu'à son 18e anniversaire.

Mais "le premier chèque était sans provision, et ensuite il est parti au Canada avec sa copine et il a eu deux autres enfants. Il a complètement disparu", a affirmé Mme Anderson à CNN.

Architecte d'intérieur à Los Angeles, elle a réussi à élever seule sa fille et à lui payer l'université. Mais la septuagénaire dit désormais manquer de moyens avec sa seule retraite et est obligée de louer une partie de la maison qu'elle occupe à Carlsbad, dans le sud de la Californie, tout en continuant à travailler à temps partiel. 

Ce n'est que l'an dernier que Toni Anderson s'est rendu compte que la loi californienne ne prévoyait aucun délai de prescription pour les arriérés de pension alimentaire. Grâce à internet, elle a retrouvé la trace de son ex-mari, qui vit désormais dans l'Oregon (ouest).

"Il ne me devait que 160 dollars par mois, mais ça c'était il y a 50 ans. Aujourd'hui ça fait beaucoup plus", a lancé Mme Anderson à la télévision locale KGTV. Avec des intérêts à 10% par an, la somme dépassait 170.000 dollars mais elle a été ramenée à 150.000 lors d'une transaction conclue mercredi entre les parties.

"Je pense qu'il est un petit peu paniqué", a dit Mme Anderson, interrogée sur la réaction de son ex-mari, qui était présent au tribunal. "Et j'en suis bien contente parce que j'ai été paniquée durant toutes ces années. Maintenant, c'est son tour."

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