Un Français réclame 45 millions d'euros à Uber pour avoir contribué à son divorce

Un Français réclame 45 millions d'euros à Uber pour avoir contribué à son divorce
Un homme d'affaire français demande 45 millions d'euros à Uber pour avoir contribué à son divorce, rapporte le 8 février Le Figaro. (Photo d'illustration)

, publié le mercredi 08 février 2017 à 13h55

Le service de chauffeurs privés Uber est bien pratique pour les déplacements urbains. Beaucoup moins pour assurer la discrétion de ses escapades extraconjugales.

C'est ce que semble avoir appris à ses dépens un homme d'affaires de la Côte d'Azur, qui a assigné l'entreprise américaine en justice pour avoir contribué à son divorce, rapporte mercredi 8 février Le Figaro. Il réclame 45 millions d'euros de réparation devant le tribunal de Grasse (Alpes-Maritimes).



Au centre de la plainte, une faille informatique qui a permis à l'épouse du plaignant de suivre ses allées et venues à distance, éveillant ainsi ses soupçons. Il s'est piégé lui-même, explique le Figaro, en empruntant l'iPhone de son épouse pour réserver un chauffeur, avec son propre compte Uber. Cependant, alors qu'il s'était déconnecté avec cet appareil, l'iPhone en question a continué de recevoir des notifications liées au compte de l'homme d'affaires. L'épouse trompée a ainsi été informée des détails des commandes de son mari.

La faille informatique est répandue, comme ont pu le constater les journalistes du Figaro, qui ont reproduit l'expérience. Un iPhone sur lequel est utilisé un compte Uber continue de recevoir des notifications liées à ce compte, même après déconnexion. "Il est ainsi possible de savoir à distance quand un utilisateur fait appel aux services de chauffeurs privés et d'obtenir des informations relatives à sa prise en charge en temps réel, sans même avoir besoin de son mot de passe", indique Le Figaro, qui précise toutefois que la géolocalisation en temps réel n'est pas accessible par ce biais.

Contacté par Le Figaro, Uber a refusé de se prononcer. "Uber ne commente pas publiquement les cas individuels, et notamment celui-ci intervenant dans le cadre d'une procédure de divorce entre deux époux", a expliqué l'entreprise.

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