Toulouse-Paris à vélo, pour rejoindre les ambulanciers en grève

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Thierry Cubury àToulouse le 23 novembre 2021
Thierry Cubury àToulouse le 23 novembre 2021
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© AFP, Lionel BONAVENTURE

publié le mardi 23 novembre 2021 à 15h20

Un ambulancier de 56 ans est parti mardi à vélo de Toulouse pour arriver à Paris le 30 novembre, jour où plusieurs syndicats de la profession appellent à la grève pour obtenir "une reconnaissance et une revalorisation" de leur travail, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous transportons des humains, pas des meubles", a déclaré Thierry Çubury, devant son vélo, peu avant son départ, résumant ainsi l'une des principales revendications des ambulanciers du secteur public: être reconnus comme "soignants" et cesser d'appartenir à la filière "logistique".

Parti mardi matin de l'hôpital Purpan (CHU de Toulouse), l'ambulancier -qui n'a pas suivi de "préparation spécifique" pour ce long voyage mais dit faire une centaine de kilomètres à vélo par jour pour venir à son travail- compte faire étape à Agen, Bordeaux, Angoulême, Poitiers et Angers. 

Dans ces villes, il sera hébergé par "des amis ou des syndicalistes". D'autres ambulanciers ou des sympathisants pourraient aussi le rejoindre pour faire avec lui une partie du chemin à vélo jusqu'à Paris, selon les syndicats d'ambulanciers publics Sud-Santé et CGT du CHU de Toulouse.

Ces deux syndicats et FO appellent les ambulanciers des hôpitaux et des services mobiles d'urgence (Smur) de toute la France à participer le 30 novembre à un rassemblement devant le ministère de la Santé où leurs représentants doivent être reçus ce jour-là.

Les ambulanciers estiment avoir "encore une fois prouvé leur rôle indispensable dans le système de soins" au cours de la crise sanitaire, selon Sud et la CGT.

Ils demandent aussi une revalorisation salariale et "un plan de formation sérieux".

Selon l'Association française des ambulanciers Smur et hospitaliers (Afash), il y a actuellement quelque 3.500 ambulanciers publics en France.

Fabienne, 56 ans, une ambulancière du secteur privé, est venue soutenir Thierry Çubury pendant sa pause car "il est très difficile de faire grève quand on est ambulancière privée. Les patrons nous disent que les gens font la queue à Pôle emploi pour prendre notre place et qu'on peut aller voir ailleurs", ajoute-t-elle, préférant ne pas donner son nom de famille ni celui de l'entreprise pour laquelle elle travaille.

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