Covid, un tigreau encore inoffensif né au Mexique

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Un bébé tigre a été batpisé Covid dans un centre de soins pour animaux sauvages où il est né, photo prise le 5 avril 2020 à Cordoba, au Mexique.
Un bébé tigre a été batpisé Covid dans un centre de soins pour animaux sauvages où il est né, photo prise le 5 avril 2020 à Cordoba, au Mexique.
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© AFP, VICTORIA RAZO
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, publié le mardi 07 avril 2020 à 18h40

Il est petit, déjà féroce et en grandissant il sera sans doute mortel: Covid, est un bébé tigre de moins d'un mois né dans un zoo privé de l'est du Mexique, que ses propriétaires ont appelé du nom du virus qui fait trembler la planète.

"La naissance de Covid est un cadeau incroyable pour notre zoo. Avec ce qui se passe en ce moment, ce tigre est une lueur d'espoir", explique Kitzia Rodríguez, vétérinaire du zoo familial, Bio Zoo, à Cordoba, dans l'Etat de Veracruz, à l'est de Mexico.

Covid est né le 15 mars, en pleine pandémie et se porte à merveille. Plus proche de la peluche que du tigre du Bengale, son origine, il ne tient pas encore sur ses pattes et réclame son biberon toutes griffes dehors.

A en croire ses rugissements, pour le moment attendrissants mais déterminés, Covid promet de devenir un redoutable félin.

"Pour dire vrai, il est né très fort, assez grand, bien que personne au zoo ne se soit rendu compte que sa mère le portait", se souvient le vétérinaire.

Güera, la mère de Covid, est une tigresse de huit ans, sauvée et élevée par la famille Rodríguez après avoir fait partie d'un cirque. Elle ne pouvait tomber enceinte à cause d'un sérieux problème de bassin.  

Il aura fallu l'énergie d'un mâle plus jeune et entreprenant, également sauvé d'un cirque, pour réussir à la monter et permettre la naissance d'un robuste bébé tigre de 1,4 kg, soit un peu plus que le poids moyen d'un tigre nouveau-né, raconte le docteur Rodríguez. 

L'équipe soignante a alors décidé de le séparer de sa mère, de le nourrir avec un biberon qu'il tète avec avidité, et de contrôler régulièrement l'évolution de sa taille et de son poids, ainsi que la croissance de son ossature et de ses muscles.

Pour Gonzalo Rodríguez, propriétaire de Bio Zoo, la proposition de sa fille de baptiser ainsi le jeune félin visait à sensibiliser les consciences à l'écologie, au delà de la pandémie qui paralyse la moitié de la population mondiale.

"C'est un nom plein d'espoir, d'un virus qui est venu nous enseigner à prendre soin de nous, qui certes fait du mal, mais nous apprend à aussi à réfléchir" sur la nécessité de préserver la planète, estime-t-il.

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