Californie: un occultiste poursuivi pour fraude dans une élection municipale

Californie: un occultiste poursuivi pour fraude dans une élection municipale
Un électeur glisse son bulletin dans une urne pour les élections américaines du 3 novembre 2020, à Norwalk (Californie)

, publié le mardi 17 novembre 2020 à 21h14

Un occultiste et son complice sont accusés d'avoir utilisé les identités de milliers de sans-abri pour obtenir des bulletins électoraux et tenter ainsi de truquer un scrutin municipal organisé à Hawthorne, petite ville au sud de Los Angeles, ont annoncé mardi les services du procureur.

Le principal suspect de ce tour de passe-passe électoral est Carlos Antonio De Bourbon Montenegro, 53 ans, auteur de livres d'occultisme et qui se décrit lui-même sur le site d'Amazon comme un "Haut magicien cérémoniel" fréquentant les esprits du "monde invisible" et "initié des mystères sacrés du Quimbanda afro-brésilien".

Il est d'abord soupçonné d'avoir falsifié des documents pour obtenir les vingt signatures d'habitants d'Hawthorne nécessaires au dépôt de sa candidature à la mairie de la ville. Le suspect, avait dû s'y rependre à plusieurs fois car l'administration avait invalidé des dizaines de signatures qu'il avait soumises.

Selon les services du procureur de Los Angeles, cela n'avait pas dissuadé Carlos Montenegro.

Entre juillet et octobre 2020, avec l'aide de Marcos Raul Arevalo, 34 ans, l'occultiste a étendu son système de fraude et utilisé ou usurpé les identités de quelque 8.000 sans-abri pour obtenir autant de bulletins de vote par correspondance.

A chaque fois, il utilisait des boîtes postales qu'il avait ouvertes dans ce but, voire l'adresse de son propre domicile, selon l'acte d'accusation.

Le magicien espérait remplir lui-même ces votes par correspondance pour se faire élire à la mairie d'Hawthorne mais il n'avait peut-être pas eu la vision des poursuites judiciaires qui l'attendaient.

Au total, Carlos Montenegro est poursuivi pour une quarantaine de chefs d'accusation qui pourraient lui valoir plus de quinze ans de prison s'il est reconnu coupable. Son complice encourt quant à lui une peine maximale de sept ans de prison.

Les deux hommes devaient être formellement inculpés mardi.

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