Bac: des notes réexaminées après une privation abusive de calculette

Bac: des notes réexaminées après une privation abusive de calculette
Des jurys de l'académie de Lille seront convoqués pour harmoniser les notes d'environ 200 élèves

AFP, publié le vendredi 06 juillet 2018 à 16h48

Des jurys de l'académie de Lille seront convoqués lundi pour harmoniser les notes d'environ 200 élèves pour qui les calculatrices ont été injustement interdites lors des épreuves de maths et de physique-chimie du bac, a annoncé le rectorat vendredi, jour de la publication des résultats.

Mi-juin, lors de l'examen du baccalauréat, certains candidats n'ont pas pu composer avec les calculatrices normalement autorisées dans les centres d'examens dans les lycées Pierre Forest de Maubeuge (Nord), Jean Perrin de Lambersart (Nord) et Sophie Berthelot de Calais (Pas-de-Calais). 

Sans l'appui de la calculatrice, les épreuves étaient "très difficiles", a convenu la rectrice Valérie Cabuil, lors d'une conférence de presse à Lille vendredi. "Il s'agit d'erreurs humaines, c'est arrivé, les candidats avaient bien le droit d'avoir une calculatrice", a-t-elle dit, interrogée sur les raisons de cette interdiction. 

A cause de cette "rupture d'égalité", des correcteurs se sont appuyés sur les moyennes des élèves au cours de l'année pour déterminer la note. 

Mais "informée d'un possible dysfonctionnement lors de la délibération des jurys concernés, la rectrice a décidé de les réunir à nouveau" lundi afin de "leur permettre de réexaminer, le cas échéant, les notes attribuées à chacun de ces candidats". En tout 18 jurys sont concernés ce qui représente environ 200 élèves, d'après la même source.

Les notes définitives seront données aux élèves lundi soir, a indiqué le rectorat, soulignant qu'un numéro spécial a été mis à disposition des élèves et des familles pour les tenir informés.

"Il n'y a pas de raisons que les notes soient bouleversées" lundi, a toutefois prévenu Mme Cabuil. 

Dans un communiqué, le syndicat SNES a critiqué le rectorat pour ne pas avoir décidé "de faire composer à nouveau les élèves dans des conditions équitables, alors que c'était la solution la plus simple à ce dysfonctionnement", dénonçant des "tripatouillages indignes". 

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