Après des années de captivité, deux bélugas redécouvrent la liberté en Islande

Après des années de captivité, deux bélugas redécouvrent la liberté en Islande
Après des années de captivité dans un aquarium en Chine, deux bélugas ont retrouvé la semi-liberté dans un sanctuaire marin destiné aux cétacés en Islande
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, publié le lundi 28 septembre 2020 à 12h42

Après des années de captivité dans un aquarium en Chine, deux bélugas ont retrouvé la semi-liberté dans un sanctuaire marin destiné aux cétacés en Islande, ont annoncé lundi les responsables de leur transfert, entamé il y a plus d'un an.

Après six semaines dans des enclos du sanctuaire marin de la baie de Klettsvik, sur la côte sud de l'Islande, "Petite blanche" et "Petite grise", deux femelles de 900 kilos chacune mesurant quatre mètres de long, peuvent désormais nager librement dans une baie d'un peu plus de 30.000 mètres carrés, connue pour avoir déjà accueilli l'orque Keiko de "Sauvez Willy" entre 1998 et 2002.

"Nous les habituons progressivement à la baie, par petites étapes, mais c'était incroyable de les voir nager ensemble et plonger au milieu de la flore et de la faune de la baie pour la première fois. Ca nous a montré que Petite grise et Petite blanche appréciaient d'être de retour dans la mer", a commenté dans un communiqué le directeur de l'association qui pilote le sanctuaire, Sea Life Trust.

En août, les deux bélugas, dont l'âge est estimé à 13 ans, y avaient déjà retrouvé la mer pour la première fois depuis leur capture par un centre de recherche russe en 2011.

En juin 2019, elles avaient définitivement quitté leur ancienne vie, consistant à divertir les visiteurs de l'aquarium chinois Changfeng Ocean World. Elles avaient traversé les terres et les airs dans des conteneurs pour finalement arriver par avion en Islande, où leur immersion avait pris du retard.

La libération complète n'est plus une option assez viable pour des animaux ayant vécu si longtemps en captivité, selon Sea Life Trust.

Dans un premier temps, les bélugas vont revenir ponctuellement dans leurs enclos formant des piscines naturelles, a expliqué l'ONG, qui veut à terme accueillir des centaines de cétacés dans le sanctuaire.

En 2002, la libération totale de l'orque Keiko s'était mal terminée. Il n'avait pas réussi à s'adapter à la liberté complète et était mort dix-huit mois plus tard dans un fjord norvégien.

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