Alpes-Maritimes : enfermée sur son lieu de travail, elle se fait licencier

Alpes-Maritimes : enfermée sur son lieu de travail, elle se fait licencier
"Toute ouverture ou fermeture doit se faire avec deux responsables", a expliqué le directeur du magasin.

Orange avec AFP, publié le mardi 10 octobre 2017 à 20h15

Selon Nice-Matin, l'employée d'une supérette de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) a été licenciée après être restée enfermée dans son magasin sans le vouloir. Prise de "panique", la salariée a fini par actionner le rideau de fer.

Une action "réservée aux responsables" qui a mis un terme à sa période d'essai.

La Cagnoise était descendue au vestiaire pour se changer et récupérer ses affaires. "Je suis remontée des vestiaires. Il n'y avait plus de lumière dans le magasin et tout était fermé. J'ai crié le prénom des deux responsables de la fermeture, mais il n'y avait plus personne", a-t-elle précisé au quotidien régional.

"DES MAUVAIS RETOURS DE LA PART DE CLIENTS"

Le directeur du magasin affirme lui avoir expliqué au téléphone d'attendre et de ne pas ouvrir les portes. "Nos gars auraient dû faire plus attention. Ils n'ont pas vu qu'elle était encore là. Cependant, elle n'aurait jamais dû ouvrir elle-même les portes. Le personnel le sait bien", s'est-il justifié. "Toute ouverture ou fermeture doit se faire avec deux responsables. Il y a des risques de vol, il faisait nuit, et en plus il y a le plan Vigipirate".



"Nous avons également eu un problème de mauvais retours de la part de clients à son sujet", a-t-il concédé. De son côté, l'employée assure avoir déjà travaillé durant quatre ans dans ce magasin "sans aucun problème". "On m'a dit que personne ne s'était retrouvé enfermé dans le magasin en 15 ans", a-t-elle expliqué. "Je leur ai envoyé une lettre de demande de reprise de fonctions. On m'a téléphoné pour me dire de venir chercher mon solde de tout compte". La jeune femme a déposé une main courante et souhaite faire un recours devant les prud'hommes.

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