ALERTE INFO
10:37 L'Élysée engage "la procédure de licenciement" de Benalla, placé en garde à vue vendredi matin

Toulouse : découverte d'un crâne du mastodonte des Pyrénées

Toulouse : découverte d'un crâne du mastodonte des Pyrénées
Le crâne se trouvait sur le terrain d'un agriculteur depuis 13 millions d'années.

leparisien.fr, publié le jeudi 12 juillet 2018 à 11h21

Un agriculteur a découvert les ossements par hasard sur l'un de ses terrains.

Voilà une trouvaille que le Muséum de Toulouse a fièrement présentée mercredi, à l'occasion de son festival de paléontologie « Sciences in the city ». Un agriculteur de Haute-Garonne a découvert « par hasard », sur l'un de ses terrains, un crâne « quasiment intact » de mastodonte des Pyrénées, cousin de l'éléphant.

Ce crâne est le premier connu de cette espèce découverte seulement en 1857, selon Francis Duranthon, paléontologue et conservateur au musée toulousain.

Le mastodonte semble être de taille colossale : il mesure 2,50 à 3 mètres de haut, selon le magazine Sciences et Avenir. Ce spécimen très rare fait partie du groupe des gomphotherium, animaux apparus en Afrique et ayant migré en Europe il y a 18 millions d'années, avant de disparaître il y a environ 1,5 millions d'années.

Cet animal, qui vivait au à l'époque du Miocène (se situant entre 23 et 5 millions d'années avant notre ère), a rejoint les Pyrénées, descendant ses larges fleuves, il y a 11 millions d'années.

Une découverte due au hasard

L'agriculteur auteur de la découverte a trouvé ces ossements en 2014, en faisant des travaux de terrassement sur l'un de ses terrains près de Isle-en-Dodon, au sud de Toulouse, explique le paléontologue Francis Duranthon.

Craignant d'être « embêté » par une horde de curieux, il a d'abord refusé que soit communiqué l'emplacement exact de sa découverte. Il a mis deux ans à contacter le Muséum de Toulouse.

« C'est en 2017, en allant sur place, que nous nous sommes rendus compte de l'importance de la découverte. L'agriculteur était en fait tombé par hasard sur un mastodonte, qui n'était connu jusqu'à présent que par quatre dents isolées, deux conservées au Museum de Toulouse et deux autres au Museum de Paris », continue le paléontologue du musée toulousain.

Avant de pouvoir être exposé au Muséum, le crâne de cette bête doit d'abord être minutieusement étudié, ce qui prendra plusieurs mois.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU