Qwant promu moteur de recherche par défaut de l'administration française

Qwant promu moteur de recherche par défaut de l'administration française
Le moteur de recherche français Qwant sera désormais le moteur de recherche installé par défaut dans les administrations françaises

, publié le jeudi 09 janvier 2020 à 18h31

Le moteur de recherche français Qwant sera désormais le moteur de recherche installé par défaut dans les administrations françaises, a-t-on appris auprès de la Dinum, la direction interministérielle du numérique. 

Nadi Bou Hanna, le directeur interministériel du numérique, a envoyé cette semaine une note aux responsables informatiques des différents ministères, leur demandant d'installer Qwant par défaut sur les ordinateurs et smartphones de l'administration.

Le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O avait promis à Qwant en mai dernier cette installation par défaut, qui doit aider le moteur de recherche français à augmenter sa part de marché qui reste très faible.

Mais selon des sources concordantes, le gouvernement a retenu sa décision définitive dans l'attente d'obtenir des assurances sur la pérennité de l'entreprise, menacée par des résultats commerciaux insuffisants.

Ces assurances viennent d'être obtenues. Qwant a annoncé jeudi qu'il allait être recapitalisé par la Caisse des dépôts (CDC) et Axel Springer, deux de ses actionnaires de longue date.

Eric Leandri, le dirigeant historique et actionnaire important de Qwant, a renoncé à ses fonctions exécutives, laissant les commandes à un binôme formé de Jean-Claude Ghinozzi, le nouveau patron en titre de Qwant, et Antonine Troesch, un responsable de la Caisse des dépôts nommé président du conseil de gouvernance de Qwant.

Avant de recevoir tous les feux verts de l'administration, les algorithmes et le code de Qwant ont également été audités sous la houlette de la direction interministérielle du numérique (Dinum), avec le renfort notamment de l'Anssi (gardien de la sécurité informatique française) et de la Cnil (gardien de la vie privée des internautes).

Ces audits ont été "concluants" en faveur de Qwant, a indiqué à l'AFP Nadi Bou Hanna.

Les critères examinés ont été notamment "la capacité en propre d'indexation du web" de Qwant (c'est-à-dire l'efficacité des algorithmes du moteur de recherche) et "l'absence de collecte de données personnelles des agents publics", selon M. Bou Hanna.

Qwant sera installé par défaut sur les ordinateurs et smartphones des fonctionnaires, mais ceux-ci pourront modifier ce choix et utiliser un autre moteur de recherche s'ils le souhaitent, a-t-il précisé.

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