Pubs polititiques bannies, Twitter laisse une place aux bonnes causes

Pubs polititiques bannies, Twitter laisse une place aux bonnes causes
Twitter announced it would exmpt some "cause-based" messages from its ban on political ads which goes into effect November 22

, publié le vendredi 15 novembre 2019 à 22h31

Twitter a indiqué vendredi qu'il allait exempter les bonnes causes, comme la défense de l'environnement ou la promotion de l'égalité sociale, de son interdiction de passer des publicités politiques sur le réseau.

Fin octobre, Jack Dorsey, le co-fondateur de Twitter avait créé la surprise en annonçant que les publicités politiques seraient bannies du réseau et ce alors que l'Amérique se prépare à une épique bataille électorale pour la Maison Blanche et le contrôle du Congrès. 

Vendredi, la plateforme a précisé quelque peu les règles qui entreront en vigueur le 22 novembre et tenté de rassurer les militants de grandes causes qui craignaient de ne plus pouvoir les promouvoir avec de la publicité sur le réseau. 

Ainsi des appels à agir en matière d'environnement, d'équité sociale, d'engagement civique ou de croissance économique seront donc permis.

"Toutefois, ils ne peuvent faire référence à des publicitaires politiques ou à un contenu politique", précise Twitter.

Mais même les groupes exemptés du bannissement devront se plier à des restrictions sur le ciblage géographique de leurs messages, qui ne pourra viser une localité spécifique.

Le ciblage pour ces publicités pourra se faire par mot-clé ou centre d'intérêts mais pas sur la base d'une couleur ou appartenance politique ou d'autres techniques plus raffinées, souligne le réseau.

Si les accolades ont été nombreuses au moment de l'annonce par Jack Dorsey --surtout par contraste avec Facebook qui pour sa part refuse toute censure de publicités politiques y compris si elles sont mensongères-- certaines critiques se sont aussi fait jour.

Certains analystes soulignent notamment que l'interdiction ne touche que les publicités payantes et pas les "tweets" de politiciens, qui peuvent être partagés par leurs supporters. Une faille qui pourrait pousser à la prolifération de "bots" ou d'usagers payés pour diffuser plus largement ces messages.

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