Le Pakistan lève l'interdiction de TikTok après une promesse de bannir les "contenus immoraux"

Le Pakistan lève l'interdiction de TikTok après une promesse de bannir  les "contenus immoraux"
Le Pakistan lève l'interdiction de TikTok, après des assurances sur les contenus

, publié le lundi 19 octobre 2020 à 16h02

Le Pakistan a annoncé lundi qu'il lèverait l'interdiction de l'application de partage de vidéos TikTok après avoir reçu l'assurance que les contenus "immoraux" seraient bloqués.

Propriété de la société chinoise ByteDance, la très populaire application  TikTok avait été bannie le 9 octobre par le Pakistan pour diffusion de contenus "immoraux, obscènes et vulgaires".

L'Autorité des télécommunications du Pakistan (PTA) a indiqué lundi avoir reçu l'assurance de TikTok que la société "bloquera tous les comptes impliqués de manière répétée dans la diffusion d'obscénités et d'immoralités". 

Elle a toutefois averti que l'application serait définitivement interdite si elle ne parvenait pas à modérer les contenus postés sur sa plateforme. 

TikTok a assuré de son côté s'être engagée à faire respecter "les directives de la communauté et à se conformer aux lois locales", sans préciser la nature exacte des normes qu'elle avait accepté d'appliquer.

Le Pakistan, un pays musulman conservateur, s'est lancé dans une chasse aux contenus "immoraux" sur internet et les réseaux sociaux. Début septembre, il a interdit plusieurs applications de rencontres, dont Tinder et Grindr, pour les mêmes motifs. Fin août, il avait intimé à Youtube, filiale de Google, de bloquer "les contenus vulgaires, indécents, immoraux, les images de nus et les discours de haine".

Arslan Khalid, un conseiller du Premier ministre Imran Khan chargé des médias numériques, avait récemment affirmé que "l'exploitation" et "la sexualisation des jeunes filles sur TikTok" causaient des souffrances aux parents.

TikTok a été interdit au Bangladesh l'an dernier dans le cadre de la lutte contre la pornographie, tandis que l'Indonésie en a brièvement bloqué l'accès pour des raisons de blasphème.

L'Inde voisine a aussi déjà bloqué l'application, ainsi que des dizaines d'autres plateformes mobiles chinoises.

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