Facebook confronté à une campagne de désabonnements et des "class action"

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 Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg photographié ici en 2013 expliquant sa vision "pour créer un monde plus ouvert et plus connecté"

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg photographié ici en 2013 expliquant sa vision "pour créer un monde plus ouvert et plus connecté"

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AFP, publié le jeudi 22 mars 2018 à 07h13

"Quittez Facebook" (#deletefacebook"): mis en cause dans les révélations sur l'utilisation des données de millions d'usagers à leur insu, le réseau social Facebook fait face à une campagne de désabonnements et à la chute de son titre en Bourse.

Son patron-fondateur Mark Zuckerberg a fini par sortir mercredi de son silence pour reconnaître des "erreurs" et promettre des améliorations quant à la protection des données personnelles, en particulier pour les applications tierces auxquelles on se connecte via son compte Facebook.

C'est à travers une application de ce type que des données confidentielles de dizaines de millions de personnes ont fini aux mains de la firme britannique Cambridge Analytica à leur insu.

"Il y a encore à faire, nous devons aller plus vite et le faire", a M. Zuckerberg, sur sa page personnelle, aux plus de 2 milliards d'utilisateurs du réseau social mais aussi aux actionnaires qui encaissent de lourdes pertes depuis plusieurs jours. Il s'est dit "responsable de ce qui se passe" sur le réseau.

Depuis lundi, Facebook a perdu des dizaines de milliards de dollars de valorisation boursière, la chute s'interrompant toutefois mercredi.

La colère contre Facebook était toutefois manifeste. 

Brian Acton, cofondateur de l'application de messagerie WhatsApp rachetée à prix d'or en 2014 par Facebook, a joint sa voix à celle de nombreux internautes et appelé à quitter le réseau social.

"Il est temps. #deletefacebook", a écrit sur son compte Twitter M. Acton, qui travaille désormais pour Signal, une application de messagerie rivale de WhatsApp. "Effacer et oublier. Il est temps de se soucier de la vie privée", a-t-il ajouté.

Plusieurs sites internet proposent des astuces pour se désabonner, avertissant toutefois que le processus de désabonnement est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît.

Facebook propose aux utilisateurs une option "désactiver" son compte, qui permet de suspendre temporairement ce dernier. Le journal de l'utilisateur ne sera plus disponible mais certaines informations comme les messages envoyés resteront visibles.

Quant aux utilisateurs qui optent pour "supprimer", ils ne pourront plus réactiver leur compte. Les messages envoyés à des amis resteront accessibles. Les copies de certains éléments tels les historiques de connexion restent également dans la base de données de Facebook.

La suppression définitive du compte peut prendre jusqu'à 90 jours mais, durant cet intervalle, les informations ne sont plus accessibles. Si l'utilisateur se reconnecte, la demande de suppression est annulée, prévient Facebook.

- Pluie de class-action -

Les candidats au désabonnement se servant de Facebook pour se connecter sur d'autres applications ou d'autres sites peuvent par ailleurs connaître des problèmes au moment de s'identifier. Ils devront également penser à leur présence sur d'autres applications rattachées au réseau social comme Instagram, WhatsApp et Messenger.

Mercredi, il était difficile de savoir si les appels aux désabonnements étaient suivis et le nombre de personnes ayant effectivement quitté le réseau.

Pour Roger McNamee, un des investisseurs les plus réputés de la Silicon Valley et un des premiers actionnaires de Facebook, la crise actuelle a fait une victime importante: la confiance placée dans le réseau social par ses utilisateurs. Or, celle-ci est la clé du succès de la société.

"Le problème c'est le mépris insensé pour les droits des utilisateurs à la vie privée et une indifférence vis-à-vis du respect des données qu'ils ont confiées à Facebook", a déploré M. McNamee sur la radio américaine NPR.

"Je ne sais pas exactement ce qui se passe, mais j'ai bien peur qu'il y ait un problème systémique avec les algorithmes et que le modèle économique de Facebook permette à de mauvais acteurs de nuire à des utilisateurs innocents de Facebook", a regretté l'investisseur.

Des utilisateurs et des petits porteurs n'ont pas attendu et ont décidé de porter l'affaire devant des tribunaux pour demander à être dédommagés. 

Des cabinets d'avocats américains ont annoncé mercredi avoir déposé des plaintes et recours en nom collectif ("class action") au nom de citoyens et d'actionnaires. Celles-ci doivent toutefois encore être acceptées par un juge pour être instruites.

Toujours sur le plan juridique, plusieurs enquêtes ont été ouvertes aux Etats-Unis par les régulateurs, dont la Commission fédérale du commerce (FTC) et les procureurs de New York et du Massachusetts.

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8 commentaires - Facebook confronté à une campagne de désabonnements et des "class action"
  • avatar
    Dlawgnir  (privé) -

    J'avais un pressentiment et donc je ne me suis jamais affilié ni chez Facebook ni les a utres apparentés.... Visiblement chaque jour qui passe je me rends compte que j'ai bien fait .... Zuckerberg traduit de l'allemand veut dire montagne de sucre.... pas étonnant de la part de quelqu'un qui s'est bien "sucré" sur le dos des naïfs qui se sont faits prendre! Il faut être inconscient pour laisser ses données personnelles à la portée de tous ces requins !

  • il faut avoir une tare pour étaler sa vie sur tout les réseaux sociaux.......!!!!!!!!pauvre France...!!!!

  • De toutes façons , il faut fuir les "réseaux sociaux" afin de pouvoir garantir nos libertés . Tout se sait sur les réseaux sociaux et moins nous y allons moins nous sommes traqués

    Bonjour porshers35,
    Tout a fait, les gens qui affichent leur vie en permanence sur les réseaux sociaux n'ont aucunement conscience des risques qu'ils prennent. Par contre, avez-vous un smartphone ou un téléphone portable ? Si oui, vous faites partie dans ce cas des millions de citoyens traqués à leur insu. Tout message, appel, MMS, GPS sont surveillés. Et aujourd'hui, les moutons se réjouissent des nouvelles technologie (Domotique, détection par empreintes digitales, puces sous cutané...), avec ces smartphones qui se déverrouillent avec ses empreintes digitales et bientot rétiniennes ou par le visage. Certains (les moutons) voient cela comme une belle avancée en matière de sécurité, d'autres (les éveillés) voient cela comme une surveillance ou une atteinte à la vie privée des plus immorales, car ils savent que toutes ces données personnelles sont stockées et archivées dans des serveurs. Ces technologies de contrôle sont à fuir ainsi que tout ce qui concerne la maison"connectée", quand on sait qu'aujourd'hui l'étendu des possibilités qu'ont les hackers à s'introduire dans nos vies privées via le wi-fi ou le bluetooth. Bonne journée

    avatar
    Dlawgnir  (privé) -

    De nature suspicieuse je ne me suis jamais casé chez Facebook ou les autres apparentés et visiblement chaque jour qui passe je me rends compte que j'ai bien fait .... Il faut être fou pour laisser ses données personnelles à la portée de tous ces requins !

  • facebook ! face de bouc oui ! tous les réseaux sociaux qui rendent les rapports entre humains virtuels et qui véhiculent de fausses informations, cela n'aurait jamais du exister. Pauvres gens, le nez dans leur smartphone.......HORREUR.

  • tant mieux les gens qui sont sur face book sont que des gamins
    ces sites devraient vite disparaitre quelle honte ce site