L'hebdo Franc-Tireur, "manifeste contre l'extrémisme", dans les starting-blocks

L'hebdo Franc-Tireur, "manifeste contre l'extrémisme", dans les starting-blocks
Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, le 22 janvier 2020 à Paris

publié le mardi 05 octobre 2021 à 21h00

"Franc-tireur", nouvel hebdomadaire politique autorevendiqué pourfendeur des extrémistes, et soutenu par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, lance mercredi sur Facebook une campagne de préabonnement avant sa première parution en kiosque prévue pour la mi-novembre.

Son combat: "dénoncer" les "ennemis des valeurs républicaines", résume auprès de l'AFP Christophe Barbier, éditorialiste de BFM-TV et ex-directeur de rédaction de l'Express, qui va diriger la publication.

Ce journal de 8 pages, qui devrait être vendu 2 euros, porte le nom d'un journal de la Résistance, né pendant la Seconde Guerre mondiale. 

"On est sous leur lointain parrainage, mais on ne peut pas se comparer avec les journalistes de cette période, on ne risque pas notre vie", reconnaît M. Barbier. 

Parmi les sujets de prédilection, le politique ou l'international. 

"Si on était déjà dans les kiosques, on aurait beaucoup écrit sur (Eric) Zemmour ou plutôt contre Zemmour", indique M. Barbier. Cette semaine, le journal aurait évoqué l'Algérie, les relations avec la France...

Il n'aura pas de photos mais quatre ou cinq dessins. Le journal aura d'ailleurs deux ou trois dessinateurs attitrés et s'ouvrira chaque semaine à un ou deux autres illustrateurs.

Son équipe, des journalistes, éditorialistes pour la plupart, comme M. Barbier ou Eric Decouty, passé par Libération et Marianne, mais aussi des personnalités venues de différents horizons: le philosophe Raphaël Enthoven, l'essayiste et réalisatrice Caroline Fourest, l'ex-secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly.

"Des pigistes livreront les enquêtes, une double-page, consacrées à des sujets divers, comme les réseaux islamistes, Mélenchon", détaille M. Barbier.

"Franc Tireur" compte sur sa campagne de préabonnements, de mercredi à la mi-novembre, pour se faire connaître par le maximum de gens. "Le journal sortira quoi qu'il arrive", prévient Bertrand de Saint-Germain, directeur général adjoint de CMI France, qui appartient au groupe de presse Czech Media Invest (CMI), fondé par M. Kretinsky.

"Quatre ou cinq offres différentes d'abonnement seront proposées, dans une fourchette de 50 à 500 euros, assorties, selon les cas de différents cadeaux, comme des rencontres avec la rédaction", ajoute-t-il.

Déjà à la tête d'un petit empire médiatique dans son pays et d'un puissant groupe énergétique, le magnat tchèque Kretinsky est arrivé sur le marché hexagonal en 2018 en rachetant au groupe Lagardère Active plusieurs grandes publications ainsi que ses stations de radio en Europe de l'Est, puis est entré au capital du Monde. 

Son dernier coup: l'acquisition de plus de 5% du groupe TF1 en septembre dernier.

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