L'Europe spatiale recrute ses nouveaux astronautes

L'Europe spatiale recrute ses nouveaux astronautes
Capture d'écran de la NASA TV montrant l'astronaute de l'ESA Thomas Pesquet lors d'une sortie en dehors de l'ISS, le 24 mars 2017

, publié le mardi 16 février 2021 à 16h44

L'Agence spatiale européenne (ESA) a lancé mardi sa quatrième campagne de recrutement d'astronautes, une nouvelle génération qu'elle souhaite plus ouverte aux femmes.

Les places sont rares pour cette nouvelle sélection, la première depuis 11 ans au sein de l'Europe spatiale: entre quatre et six candidats seulement seront retenus à l'issue de ce long processus, qui s'ouvrira le 31 mars avec l'accueil des postulants, et s'achèvera en octobre 2022.

Pour la précédente promotion de 2008, celle de Thomas Pesquet, seuls sept avaient franchi la ligne d'arrivée, sur plus de 8.000 candidatures. "On s'attend à encore plus de candidats cette fois", a déclaré Guillaume Weerts, responsable de la gestion du centre des astronautes européens de l'ESA, lors d'une conférence de presse. 

Pour postuler en ligne, il faut avoir un master dans un domaine scientifique et trois ans d'expérience professionnelle. Une nouveauté: la limite d'âge a été repoussée à 50 ans (contre moins de 40 ans la dernière fois). Il faut parler parfaitement l'anglais, bien maîtriser une deuxième langue mais le Russe n'est pas obligatoire. Et bien sûr, avoir une très bonne condition physique, même si "nous ne recrutons pas des superman ni des superwomen", a nuancé M. Weerts.

Le mécanisme de sélection "ne comprend aucun critère lié au sexe, et les femmes ont autant de chances de passer au travers. Je voudrais donc encourager toutes les candidates intéressées à déposer leur candidature", a commenté Guillaume Weerts.

En 2008, moins de 16% des candidates étaient des femmes. "En 1985, c'était 10%", a rappelé l'astronaute française Claudie Haigneré. 

Autre innovation: l'agence spatiale, qui compte 22 Etats membres, invite les personnes ayant un handicap physique à postuler pour participer à une étude de "faisabilité" sur l'accès des vols spatiaux aux "parastronautes". 

"L'important, c'est de ne pas s'auto-censurer", a souligné pour sa part Thomas Pesquet dans un message vidéo. "Inscrivez-vous, même si vous doutez de vous!", a lancé l'astronaute français, dans la dernière ligne droite avant sa deuxième mission dans la station spatiale internationale (ISS).

Les jeunes recrues auront vocation à voler dans un premier temps vers l'ISS, et, à l'avenir, à participer aux futures missions lunaires. 

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