Emmanuelle Charpentier espère apporter "un message très fort" aux jeunes filles

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La généticienne française Emmanuelle Charpentier dans un laboratoire, en mai 2015 à Braunschweig, dans le nord de l'Allemagne
La généticienne française Emmanuelle Charpentier dans un laboratoire, en mai 2015 à Braunschweig, dans le nord de l'Allemagne
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© AFP, Peter Steffen, dpa

, publié le mercredi 07 octobre 2020 à 14h48

La généticienne française Emmanuelle Charpentier, colauréate mercredi du prix Nobel de chimie, espère apporter "un message très fort" aux jeunes filles, avec un Nobel scientifique remporté pour la première fois par un duo 100% féminin.

Si elle se considère avant tout comme une scientifique avant d'être une femme de science, "les femmes scientifiques peuvent aussi avoir un impact pour la recherche qu'elles mènent", a-t-elle souligné au cours d'une conférence de presse organisée par les Nobel peu après la remise du prix.

Avec l'Américaine Jennifer Doudna, également récompensée mercredi, les deux généticiennes ont mis au point des "ciseaux moléculaires" capables de modifier les gènes humains, une percée révolutionnaire.

"C'était très émouvant", a expliqué la Française, qui travaille actuellement en Allemagne, pour décrire son sentiment en apprenant qu'elle avait remporté le Nobel.

Malgré une découverte récente, qui remonte à 2012, son travail et celui de Jennifer Doudna circulaient depuis de nombreuses années, en faisant de possibles lauréates.  

"Bizarrement, on m'a dit plusieurs fois (que j'allais recevoir le prix) mais maintenant que ça arrive, ça ne semble pas vrai, alors qu'évidemment c'est vrai", a-t-elle dit pendant une conférence de presse à distance.


Si deux femmes - la Française Marie Curie en 1911 et la Britannique Dorothy Crowfoot Hodgkin en 1964 - avaient déjà remporté seules le prix de chimie, c'est la première fois qu'un duo 100% féminin se voit attribuer un Nobel de Chimie, et même un Nobel scientifique tout court. 

En 2011, le Nobel de la paix avait couronné trois femmes, Ellen Johnson Sirleaf, la présidente du Liberia, Leymah Gbowee, une militante libérienne pour la paix en Afrique et Tawakkul Karman, une militante yéménite pour la défense des droits de l'homme.

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