A Bangkok, des chercheurs détectent le Covid-19 dans la sueur humaine

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Des chercheurs de l'université Chulalongkorn en combinaison de protection prélèvent des échantillons de sueur sur des vendeurs d'un marché de Bangkok, le 8 septembre 2021 en Thaïlande
Des chercheurs de l'université Chulalongkorn en combinaison de protection prélèvent des échantillons de sueur sur des vendeurs d'un marché de Bangkok, le 8 septembre 2021 en Thaïlande
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© AFP, Lillian SUWANRUMPHA

publié le jeudi 09 septembre 2021 à 13h05

Détecter le virus du Covid-19 dans la sueur humaine: ce procédé peu contraignant est développé par des chercheurs thaïlandais qui ont réalisé cette semaine un test grandeur nature à Bangkok.

Dans les allées d'un marché fréquenté de la capitale thaïlandaise, un homme et une femme en combinaison de protection demandent à un vendeur de placer un écouvillon sous son aisselle. 

Quinze minutes plus tard, la tige est transposée dans un flacon de verre, stérilisé par des rayons UV. Un échantillon est prélevé et analysé. 30 secondes plus tard, le résultat tombe: négatif.

Cette méthode est "fiable à 95%", un résultat comparable au PCR nasal, d'après les premiers essais réalisés sur 2.000 personnes, assure à l'AFP le chercheur Chadin Kulsing de l'université Chulalongkorn de Bangkok qui développe ces unités mobiles de détection.

Son équipe a déjà lancé une expérimentation avec des chiens renifleurs de sueur pour détecter les cas asymptomatiques au Covid-19 et ce nouveau projet est complémentaire.

"Les personnes infectées par le Covid-19 sécrètent des substances chimiques très distinctes", relève le chercheur. 

"Cette découverte nous a permis de développer un dispositif permettant de détecter les odeurs spécifiques produites".

La Thaïlande n'est pas le premier pays à s'intéresser à la sueur pour détecter le Covid-19, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont notamment lancé des travaux comparables.

Mais le royaume, et notamment Bangkok, est confronté à une vague épidémique sans précédent depuis le printemps.

Chadin Kulsing espère que sa méthode de détection, toujours en phase d'expérimentation, pourra bientôt être déployée en alternative aux tests PCR qui nécessitent un traitement en laboratoire et sont donc beaucoup plus coûteux. 

"C'est aussi plus pratique", note un vendeur sur le marché. Plus besoin de se déplacer dans un centre de dépistage et "je peux continuer à travailler en attendant les résultats".

Près d'1,5 million de cas et près de 14.000 décès ont été enregistrés en Thaïlande, principalement ces derniers mois.

La campagne vaccinale progresse mais a démarré avec retard. Seuls 11 des 70 millions d'habitants ont reçu deux doses de vaccin.

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