Violences conjugales: Doc Gyneco sera jugé par le tribunal correctionnel

Violences conjugales: Doc Gyneco sera jugé par le tribunal correctionnel
Bruno Beausire alias Doc Gyneco le 30 janvier 2018 à Paris
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, publié le vendredi 12 mars 2021 à 18h34

L'artiste Doc Gyneco, placé mercredi en garde à vue, sera jugé par le tribunal correctionnel pour des faits de violences volontaires par conjoint, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Paris.

A l'issue de sa garde à vue, le chanteur a été déféré vendredi au tribunal judiciaire de Paris, où il s'est vu remettre une convocation pour une audience correctionnelle ultérieure, selon cette source qui n'a pas précisé la date d'audience. 

Dans l'attente de cette comparution, il a été placé sous contrôle judiciaire.

Contacté par l'AFP, son avocat, Me Jonathan Khalifa, n'a pas souhaité faire de commentaires.

Jeudi, il avait indiqué que son client avait "reconnu les faits" et ne cherchait "pas à les minimiser".

Selon une information du Parisien, confirmée par une source proche du dossier, les policiers sont intervenus mercredi en fin d'après-midi au domicile du couple, après une dispute lors de laquelle le chanteur a giflé son épouse à plusieurs reprises. Cette dernière avait été conduite à l'hôpital.

Bruno Beausire alias Doc Gyneco, 46 ans, est notamment l'auteur de "Première consultation", premier album solo sorti en avril 1996 et vendu à plus d'un million d'exemplaires, avec des titres comme "Né ici", "Viens voir le docteur" ou "Vanessa", entre rap et reggae. Ce disque avait été élu, en 2012, meilleur album de rap français par le magazine Les Inrocks.

L'artiste a défrayé la chronique pour des ennuis avec le fisc, sa participation controversée à des émissions de téléréalité et sa vie privée étalée dans les journaux, notamment sa liaison avec l'écrivaine Christine Angot. Cette dernière avait fait le récit de leur relation dans un roman "Le Marché des amants", sorti en 2008.

En 2007, Doc Gyneco avait soutenu Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, une décision qu'il avait ensuite qualifiée d'"erreur".

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