Violences à Bagnolet : le maire de la commune demande des renforts policiers

Violences à Bagnolet : le maire de la commune demande des renforts policiers
Le quartier de la Capsulerie à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), le 27 avril 2018.

Orange avec AFP, publié le samedi 28 avril 2018 à 15h00

Depuis trois semaines, la ville de Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, fait face à une flambée de violences. Le maire de la commune, Tony Di Martino, et le député de la circonscription, Alexis Corbière (La France insoumise), ont interpellé le préfet de Seine-Saint-Denis pour obtenir en urgence des renforts policiers.

Au micro de franceinfo, Tony Di Martino, le maire de la commune, a expliqué qu'il souhaitait la création d'un commissariat de "plein exercice" : "On a aujourd'hui un commissariat subdivisionnaire, alors ce n'est peut-être pas ce qui va régler tous les problèmes, mais c'est important d'avoir un commissariat de plein exercice." Une revendication qui viendrait également de la population de Bagnolet : "Les habitants en ont marre, ils se sentent abandonnés et ils ne se sentent pas en sécurité", a expliqué le maire socialiste.





Une guerre des territoires entre trafiquants

Dans le quartier des Malassis, à Bagnolet, cinq voitures ont été incendiées dans la nuit de jeudi à vendredi. Dix autres véhicules avaient été brûlés dans le même quartier plus tôt dans la semaine après qu'un jeune homme de 22 ans ait reçu une balle.

Et ce n'est pas le seul quartier de la ville à faire face à des montées de violence. Dans le quartier de la Capsulerie, depuis le 9 avril, trois personnes ont été blessées par balles. Des coups de feu ont également été tirés devant un café, sur un immeuble ainsi que sur la porte d'un appartement : "C'est un lieu de trafic important qui est connu de tous et des pouvoirs publics notamment, à la Capsulerie, et il y a visiblement des règlements de comptes sur ce site", a indiqué Tony Di Martino. Des forces de l'ordre ont déjà été déployées temporairement dans le quartier de la Capsulerie pour tenter de calmer ces violences entre trafiquants de drogues.

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