Villejuif : incapable de payer son loyer, un couple de Coréens se suicide

Villejuif : incapable de payer son loyer, un couple de Coréens se suicide
Un pompier (Illustration). Un couple s'est suicidé à Villejuif pour trois mois d'impayés de loyers, rapporte Le Parisien le 5 octobre 2016.

Orange avec AFP, publié le mercredi 05 octobre 2016 à 14h35

Ils sont morts pour une dette de 2.500 euros. Un couple de Coréens s'est suicidé dans son studio de Villejuif, dans le Val-de-Marne.

Ils ont été retrouvés lundi après-midi, rapporte mercredi 5 octobre Le Parisien.

Sur la table du salon -un des rares meubles présents dans leur appartement-, ils ont laissé une lettre en français hésitant pour expliquer leur geste. "Chers. On n'a pas d'une famille, des amis à contacter. La caution (1350 euros) est laissée à M. Z. pour le loyer et des immeubles se laissent pour les autres. On voudrait enterrer partout en France. SVP. Désolée", retranscrit Le Parisien. A proximité, l'homme, âgé de 60 ans et sa femme de 49 ans ont laissé leurs dernières richesses : une bague, un téléphone et 68 centimes d'euros. Ils ont été retrouvés pendus aux gonds de deux encadrements de porte. La date exacte de leur suicide n'est pas connue. Un habitant de l'immeuble assure les avoir vus "partir au supermarché la semaine dernière".



Depuis trois mois, le couple ne pouvait plus payer son loyer. Selon un agent immobilier interrogé par Le Parisien, le loyer des studios de leur immeuble est compris entre 800 et 900 euros. La dette du couple aurait donc été d'environ 2.500 euros. Ils vivaient là depuis six ans, et aucune procédure d'expulsion n'avait été ordonnée.

"C'est incompréhensible ce qui s'est passé, a expliqué le gardien de l'immeuble. Ils parlaient mal le français, mais à chaque fois qu'ils me croisaient, ils se courbaient pour me saluer. Ils étaient toujours bien habillés." Il se souvient également que le propriétaire de l'appartement avait appelé plusieurs fois concernant les retards de paiement. "Se suicider pour trois mois d'impayés, c'est incroyable. D'autant plus qu'à la fin de l'année, ils n'oubliaient jamais les étrennes."

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