Var : un laveur de vitres licencié pour avoir mangé un morceau de fromage ?

Var : un laveur de vitres licencié pour avoir mangé un morceau de fromage ?
Un laveur de vitres du Var dit avoir été licencié pour avoir mangé un morceau de fromage sur son lieu de travail (photo d'illustration).

Orange avec AFP, publié le vendredi 07 juillet 2017 à 12h20

Yannick, salarié de l'entreprise Onet basée à Marseille (Bouches-du-Rhône), estime avoir été renvoyé sous un "prétexte". Officiellement, il n'aurait pas dû manger un morceau de fromage pendant sa journée de travail.

Mais il estime que c'est son engagement syndical qui lui a coûté son poste. Il a engagé une procédure aux prud'hommes.



Yannick apprend son licenciement pour faute grave le 7 juin. Ce laveur de vitres explique à l'AFP, jeudi 6 juillet, avoir été surpris en train de manger du fromage dans la cuisine de l'hôtel où il travaillait à Cogolin (Var). "Une personne du service hôtelier était en train de jeter une assiette dans laquelle il y avait un morceau de fromage. Je reconnais l'avoir pris alors qu'il allait partir à la poubelle", a témoigné le quadragénaire dans Var-Matin jeudi.


• "Je n'avais pas mangé depuis 6 heures"

Il se trouvait dans les cuisines de l'hôtel pour prendre de l'eau afin de laver les vitres de l'hôtel, explique-t-il, estimant ne pas être en tort. "Il était 11h30, je n'étais pas très bien car je n'avais pas mangé depuis 6 heures, et comme ce fromage partait à la poubelle j'en ai pris un morceau", indique Yannick.

La directrice de l'hôtel lui aurait alors reproché d'avoir mangé ce fromage "sans demander avant". Quelques jours plus tard, la direction d'Onet recevait l'employé pour l'informer de son licenciement pour faute grave, invoquant notamment un défaut d'hygiène. Pour l'entreprise, Yannick n'avait pas de le droit d'entrer dans les cuisines de l'établissement. Il s'en défend : "Depuis deux ans je vais chaque mois à cet hôtel et je change mon eau dans cette cuisine sans que personne ne m'ait rien dit".

• "Discrimination syndicale"

Mais, selon lui, l'argument du fromage serait "un prétexte" son employeur a d'autres raisons pour le licencier. Syndiqué à la CGT depuis un an, Yannick allait s'investir comme délégué du personnel. La CGT parle donc de "discrimination syndicale" et exige, dans Var-Matin, la "réintégration du salarié".

Monique Negrel, secrétaire générale de l'union locale CGT de La Garde et de l'est toulonnais précise à Var-Matin qu'Onet a aussi évoqué "une attitude contraire à la déontologie du métier et une atteinte à l'image et à la réputation de l'entreprise". Sollicitée par l'AFP, la direction d'Onet n'avait pas réagi jeudi après-midi.

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268 commentaires - Var : un laveur de vitres licencié pour avoir mangé un morceau de fromage ?
  • Peut-être serait-il bon d'envoyer la brigade financière dans cet établissement.
    Virer quelqu'un pour avoir mangé un bout de fromage. Peut-être qu'un migrant prendra sa place à 2,50 € TTC la journée.

  • attention les patrons vous revenez au XIX ème siècle si vous continuez et vous n'allez plus trouver de laveurs de vitres parmi nos compatriotes. Il vous faudra aller au Canada chercher de ses indiens qui font ce travail sur les gratte-ciel ne souffrant pas du vertige !.

  • Et pendant ce temps on ne sait toujours pas pourquoi la vache qui rit .... rit !!

  • Si l'évasion et l'optimisation fiscales étaient sanctionnées dans les mêmes proportions, ça en ferait des miséreux au sein du dit beau monde.

  • Attendez ce n'est pas fini ! Avec les lois cassant le code du travail qui arrivent ,les patrons voyous ne vont pas se priver pour virer des mecs sous des prétextes futiles !

    Figurez vous que ça a déjà commencé depuis belle lurette les licenciements pour des prétextes futiles ! Les managers des temps modernes sont devenus des machines déshumanisées ! Mais tout va bien, le fond n'est pas assez profond !!! A ce rythme, on court à une catastrophe !...