Une Pakistanaise acquittée après 20 ans dans le couloir de la mort

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 Asma Nawab, une Pakistanaise libérée après avoir purgé 20 ans de prison,à KArachi, au Pakistan, le 6 avril 2018

Asma Nawab, une Pakistanaise libérée après avoir purgé 20 ans de prison,à KArachi, au Pakistan, le 6 avril 2018

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© AFP, ASIF HASSAN
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AFP, publié le vendredi 06 avril 2018 à 15h08

Une Pakistanaise condamnée à mort pour avoir tué sa famille en 1998 a été acquittée et libérée après 20 ans derrière les barreaux, a indiqué son avocat vendredi.

Asma Nawab n'avait que 16 ans lorsque ses parents et son frère furent tués, apparemment lors d'une tentative de cambriolage, dans la mégapole portuaire de Karachi (sud).

Ce triple meurtre avait eu à l'époque un énorme écho dans une ville pourtant habituée de longue date à la violence, notamment politique, ethnique ou religieuse.

La jeune fille, son fiancé d'alors Farhan Ahmed et deux autres personnes avaient alors été arrêtés et condamnés à mort, soupçonnés d'avoir voulu se débarrasser de la famille parce qu'elle s'opposait à leur union.

Ce n'est qu'en 2015 que les avocats de la jeune femme avaient pu faire appel auprès de la Cour suprême du Pakistan, laquelle, trois ans plus tard, a ordonné leur remise en liberté.

"La Cour suprême a jugé qu'il n'y avait pas assez de preuves contre ma cliente et elle a donc été libérée", a déclaré à l'AFP l'avocat Javed Chatari, qui défend son dossier depuis 1998. Mme Nawab est sortie de prison jeudi.

Me Chatari a indiqué avoir emmené la jeune femme, désormais sans famille proche, sur la plage de Karachi pour l'aider à prendre conscience que son épreuve de 20 ans était désormais terminée.

"Nous lui avons fait faire un tour à cheval sur la plage de Clifton et après nous avons dîné, et c'est alors qu'elle a commencé à se rendre compte qu'elle était libre", a-t-il relaté. Mme Nawab devrait rendre visite samedi à sa famille pour la première fois depuis les meurtres. 

Elle pourrait désormais théoriquement porter plainte contre l'Etat pour ce qu'elle a subi, a souligné l'avocat, jugeant toutefois une telle hypothèse improbable. "Cela serait une décision difficile pour elle", a-t-il estimé.

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