Une mannequin colombienne transportait de la cocaïne: prison ferme à Nice

Une mannequin colombienne transportait de la cocaïne: prison ferme à Nice
Hôtesse et mannequin, une Colombienne sans emploi condamnée à 3 ans de prison dont un avec sursis après son interpellation près de Nice avec 1,9 kilo de cocaïne, dans un autocar qui l'emmenait d'Espagne en Italie
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publié le mercredi 21 avril 2021 à 19h44

Hôtesse et mannequin, une Colombienne sans emploi à cause de la crise sanitaire a été condamnée mercredi à 3 ans de prison dont un avec sursis après son interpellation près de Nice avec 1,9 kilo de cocaïne, dans un autocar qui l'emmenait d'Espagne en Italie.

Montée à Madrid avec sept paquets cachés autour de la taille sous ses collants, la jeune femme à la double nationalité colombienne et espagnole devra également verser 76.080 euros d'amende, "ce qui correspond à la valeur marchande de la drogue, soit 40 euros le gramme", a précisé le juge Alain Chemama, qui a aussi prononcé 10 ans d'interdiction de territoire français.

Sans antécédent judiciaire, diplômée Bac+1, 28 ans, cette brune aux cheveux longs et aux mains manucurées avait été interpellée le 14 mars lors d'un contrôle de routine au péage de La Turbie près de Nice. Après une inspection infructueuse des soutes et de la cabine, les douaniers avaient contrôlé les passagers se rendant en Italie, dont la jeune femme.

L'autocar, parti de Lisbonne, devait se rendre en Hongrie. La jeune Colombienne devait s'arrêter à Milan pour livrer la marchandise contre 2.000 euros, selon les instructions d'un contact colombien surnommé "El Negro" qu'elle tenait au courant durant le voyage et qui lui avait payé le billet.

"C'est une mauvaise passe de ma vie, j'ai toujours travaillé, mon agence a annulé les contrats à cause du Covid et je n'ai pas pu retrouver de travail, je n'ai jamais accepté quelque chose d'illégal (...) je voulais seulement aider ma mère", s'est justifiée à l'audience la jeune femme, en larmes à l'énoncé des réquisitions du parquet qui avait demandé 4 ans de prison à son encontre. 

A Madrid, elle comptait éponger les dettes de loyer de sa mère et leur payer à toutes les deux un billet retour pour la Colombie où vit son père: "A cause de ça, j'ai pris cette terrible décision. Je regrette et demande pardon. Je ne recommencerai jamais", a-t-elle affirmé, plaidant pour sortir de prison avant ses 30 ans pour ne pas compromettre ses efforts pour devenir hôtesse de l'air.

Pour Me Sophie Jonquet, son avocate, régulièrement appelée pour défendre des "mules" interpellées sur les routes de la drogue, "elle n'aurait jamais participé à ça sans la crise". 

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