Une directrice d'une école Montessori condamnée pour violences

Une directrice d'une école Montessori condamnée pour violences
La directrice de l'Ecole Montessori en Beaujolais a été condamnée vendredi à un an de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction d'exercer pour des violences sur certains élèves

AFP, publié le vendredi 22 juin 2018 à 12h00

La directrice de l'Ecole Montessori en Beaujolais a été condamnée vendredi à un an de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction d'exercer pour des violences sur certains élèves, a-t-on appris de sources concordantes.

Le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône a en outre condamné une des éducatrices de l'établissement à six mois avec sursis et cinq ans d'interdiction d'exercer également.

Des condamnations qui sont plus lourdes que les réquisitions du procureur qui avait demandé lors de l'audience fin avril huit mois contre la directrice et quatre mois contre l'éducatrice.

Les deux femmes ont en revanche été relaxées de certains des faits reprochés, a-t-on appris auprès d'une avocate des familles et d'un des parents qui avait fait le déplacement pour la lecture du jugement. 

Les parents de 18 enfants s'étaient constitués parties civiles. 

Les deux femmes étaient poursuivies pour "violences sans incapacité sur mineurs de moins de 15 ans par une personne ayant autorité". 

La pédagogie Montessori, favorisant confiance en soi et autonomie, repose sur le principe de la bienveillance et est parfois critiquée pour sa permissivité excessive.

Au cours d'un procès long de près de 11 heures, Camille T. (37 ans) et Béatrice B. (25 ans) avaient fermement nié les atteintes physiques et justifié certains agissements reprochés.

Récréation dans le froid alors que des enfants demandaient à rentrer, privations de dessert, ou sieste dans un micro-local avec WC pour une fillette de 4 ans présentant un handicap, Camille T. s'était justifiée point par point.

"Cette enfant dormait dans cette pièce, alors qu'elle ne dormait pas avec les autres (...). Pour moi, ce n'est pas une violence, c'est une mesure d'adaptation", affirmait ainsi la directrice sur ce dernier point.

"On est reconnu en tant que victime et ça c'est très important même si mon fils me parle encore de ce qu'il s'est passé tous les jours", a réagi l'un des papas.

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