Un homme abattu à Gap par un individu en fauteuil roulant

Un homme abattu à Gap par un individu en fauteuil roulant
Un homme âgé d'une soixantaine d'années a été tué par balle samedi en milieu de journée à Gap (Hautes-Alpes) par un individu en fauteuil roulant

publié le samedi 17 avril 2021 à 18h57

Un homme âgé de 65 ans a été tué par balle samedi en milieu de journée à Gap (Hautes-Alpes) par un individu en fauteuil roulant, a-t-on appris de source judiciaire. 

Les faits se sont produits vers midi au rez-de-chaussée d'un immeuble du quartier des Cèdres, situé au sud de la ville. La victime qui a été touchée au thorax est décédée avant l'arrivée des secours.

L'auteur présumé, un homme âgé de 65 ans, a tiré avec une arme de type fusil de chasse, de calibre 12. Connu de la justice pour des délits mineurs, il a été interpellé par la police sans opposer de résistance après s'être un temps retranché dans les étages du bâtiment.

L'audition du suspect par les policiers est toujours en cours mais selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, un différend de voisinage ayant eu lieu le matin pourrait être à l'origine du meurtre. 

"Il existe un différend, préexistant au jour des faits, entre les deux hommes, lié notamment à l'utilisation d'une place de parking pour personne handicapée", confirme à l'AFP le procureur de la République de Gap Florent Crouhy, qui s'est rendu sur place. 

Un médecin légiste de l'Institut médico-légal (IML) de Grenoble a également été dépêché, ainsi que les services de l'Identité judiciaire (IJ) de la police judiciaire de Marseille pour effectuer des constatations. Une autopsie est prévue dans les prochains jours.

Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Gap pour assassinat en retenant, à ce stade de l'enquête, la préméditation en raison du différend survenu plus tôt, entre la victime et le tireur présumé. L'enquête a été confiée à la Brigade de sureté urbaine (BSU) du commissariat de Gap.

A l'issue de sa garde à vue, l'auteur présumé des faits, pourrait être présenté à un juge d'instruction du pôle criminel de Grenoble, en vue d'une mise en examen. L'homme encourt la réclusion criminelle à perpétuité. 

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